À Bordeaux, en Gironde, des commerçants victimes des pillages du samedi 17 octobre ont reçu des appels et des messages de soutien de clients. Trois jours après les faits, ces marques de solidarité réconfortent des professionnels qui doivent aussi sécuriser leurs boutiques et évaluer les dégâts, tandis que les modalités de leur reprise d’activité restent incertaines.

Des commerces touchés dans le centre de Bordeaux
Les dégradations ont eu lieu en marge de la mobilisation du 17 octobre. Parmi les établissements visés figure une bijouterie dont les vitres blindées ont été défoncées et les biens volés. Son commerçant, David Boinet, a également été agressé, selon le témoignage diffusé par franceinfo. Il aurait été secouru par des voisins.
Le reportage ne précise ni l’adresse de la bijouterie ni le nombre exact de commerces concernés par les pillages évoqués. Il rapporte toutefois que des passants ont pu constater les dégâts lundi 19 octobre, et que plusieurs commerçants ont été contactés par des clients inquiets de leur situation. Un rassemblement de soutien s’est également tenu à l’hôtel de ville ce jour-là. (lemonde.fr)
Des messages de soutien, mais des réparations à organiser
Pour les professionnels, ces appels et messages témoignent d’un appui local, mais ne règlent pas les conséquences matérielles des dégradations. Les commerces concernés doivent notamment faire face aux réparations et déterminer quand ils pourront accueillir à nouveau leurs clients. Le commerçant Jonathan Cousin dit vouloir reprendre l’activité dès que possible, sans donner de date de réouverture.
La bijoutière Nathalie Boinet évoque aussi le découragement provoqué par la répétition des faits et s’interroge sur la possibilité de poursuivre son activité. Le reportage ne donne pas d’estimation du coût des dégâts à Bordeaux ni de bilan consolidé des pertes.
Une réunion annoncée pour le mardi 20 octobre
Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a déclaré souhaiter que les manifestations ne traversent plus le cœur de la ville, afin de protéger les habitants, les commerces et les participants. Cette prise de position ne constitue pas, à elle seule, une décision officielle sur les futurs parcours.
Une rencontre avec des commerçants, les autorités et les assureurs était annoncée pour mardi 20 octobre. Au moment des informations rapportées par franceinfo, ses conclusions n’étaient pas encore connues. Les éventuelles mesures d’accompagnement, le calendrier des réparations et les dates de réouverture des établissements touchés restent donc à préciser.
Source : franceinfo- Nouvelle-Aquitaine
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