Les rassemblements annoncés par Enfance & Partage à partir du 7 septembre 2026 s’inscrivaient dans une demande plus large : mieux protéger les enfants victimes de violences et améliorer leur parcours judiciaire. Depuis, une étape parlementaire a été franchie, mais les textes évoqués ne sont pas tous devenus des lois applicables.
Une mobilisation liée à l’affaire Lyhanna
Dans son communiqué du 7 septembre, l’association indiquait vouloir prendre part à de nouveaux rassemblements en hommage à Lyhanna et pour défendre une protection plus efficace des enfants. Elle mettait en avant des difficultés structurelles dans le système, tout en précisant que sa critique ne visait pas l’engagement des professionnels de la protection de l’enfance, de la justice ou des forces de l’ordre. Le communiqué annonçait des mobilisations, sans en détailler les lieux ni permettre d’en confirmer ici la tenue. (enfance-et-partage.org)
Pour les enfants et les adolescents, l’enjeu dépasse la seule réponse pénale : il concerne aussi la possibilité d’être mis à l’abri, d’être entendus dans des conditions adaptées et d’accéder à un accompagnement après des violences. Un rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le traitement judiciaire de l’inceste a été adopté le 1er juillet 2026. Enfance & Partage indique avoir été auditionnée dans le cadre de ces travaux. (assemblee-nationale.fr)
La « loi intégrale » a franchi une première étape
Le calendrier a évolué depuis l’appel de septembre : le 13 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, à l’unanimité, la proposition de loi dite « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes visant les femmes et les enfants. Le texte prévoit notamment des mesures concernant la spécialisation des acteurs judiciaires et la protection des mineurs dans les procédures. Il s’agit toutefois d’une proposition adoptée par l’Assemblée, et non d’une loi déjà entrée en vigueur. (assemblee-nationale.fr)
Un autre texte, distinct, porte sur la protection de l’enfance. Adopté par l’Assemblée nationale le 21 juillet, il prévoit notamment la création d’une ordonnance de sûreté de l’enfant. Là encore, son adoption à l’Assemblée ne signifie pas que ces dispositions sont déjà applicables. Les deux textes suivent des parcours législatifs distincts ; leur contenu peut encore évoluer. Le dossier législatif de l’Assemblée nationale permet d’en suivre l’avancement. (assemblee-nationale.fr)
La loi ne remplace pas les moyens sur le terrain
Enfance & Partage insiste également sur les limites d’une réponse uniquement législative : repérer une situation de danger et protéger un enfant suppose une coordination entre proches, professionnels et institutions, ainsi que des moyens suffisants. Pour les jeunes concernés, l’adoption d’un texte ne garantit donc pas, à elle seule, que les dispositifs seront accessibles ou mis en œuvre de façon identique partout.
Dans son communiqué, l’association appelle à faire de la protection des enfants une responsabilité collective. Son message porte à la fois sur l’évolution des règles et sur leur application concrète, du signalement à l’accompagnement des victimes.
Source : Enfance et Partage
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