Un convoi en direction de Kidal, selon le FLA
Parti en milieu de matinée, le convoi transporte des soldats maliens, des membres d’Africa Corps ainsi que des combattants du MSA et du Gatia, deux groupes politico-militaires touaregs intégrés aux Forces armées maliennes (Fama).
Dans un communiqué diffusé à la mi-journée, l’état-major malien a annoncé le lancement d’opérations aéroterrestres dans la région de Kidal, menées avec ses partenaires russes. Il dit vouloir neutraliser les groupes armés, détruire leurs sanctuaires et rétablir la sécurité ainsi que la libre circulation des habitants. Le communiqué ne précise toutefois pas si ces opérations comprennent le convoi parti d’Anéfis.
Des cadres du Front de libération de l’Azawad (FLA) affirment que les véhicules ont pris la direction de Kidal. Leur arrivée dans la ville, située à environ 100 kilomètres, dépendrait de la poursuite de cet itinéraire et de l’absence d’opposition sur la route.
Le FLA n’annonce pas d’affrontement
Plusieurs responsables du mouvement indépendantiste laissent entendre qu’il pourrait ne pas chercher à bloquer la progression de l’armée. Un chef militaire du FLA a indiqué que le mouvement observait les déplacements des forces maliennes et suivait sa propre stratégie, selon les propos rapportés par RFI.
La prise de Kidal constituerait un symbole politique pour les autorités de transition, après la perte de la ville au printemps 2026 au profit du FLA et de ses alliés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda. ()
Des frappes dénoncées par le FLA
Les bombardements de l’armée malienne se sont intensifiés depuis le dimanche 4 octobre, selon les éléments rapportés par RFI. Des frappes ont visé Kidal et ses environs, ainsi que Tinzaouatène, près de la frontière algérienne.
L’état-major affirme avoir mené des frappes de précision et neutralisé des combattants. Le FLA, de son côté, accuse l’armée d’avoir touché des sites civils, notamment des boutiques, des habitations et une gare routière fréquentée par des migrants et des orpailleurs. Aucun bilan n’a pu être confirmé de manière indépendante.
La ville de Kidal est décrite comme presque vide. Les frappes et les mouvements militaires se déroulent donc dans un contexte où, selon le récit de RFI, peu d’habitants seraient encore présents sur place.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : David Baché



