Le président de l’U2P, Michel Picon, a appelé lundi 19 octobre à une réponse policière plus ferme contre les personnes qui s’en prennent aux commerces et aux forces de l’ordre après les manifestations. Il distingue ces violences des mobilisations de jeunes, qu’il estime légitimes, et reproche aux autorités une gestion trop clémente des dégradations.

Une ligne de démarcation entre manifestants et casseurs
Michel Picon dit comprendre les jeunes qui manifestent parce qu’ils s’inquiètent de leur avenir. Selon lui, leurs revendications doivent être entendues, y compris lorsqu’elles les conduisent à descendre dans la rue.
Il appelle toutefois à distinguer ces manifestants des personnes qui restent après la fin des rassemblements pour affronter les forces de l’ordre ou dégrader des biens. Pour ces dernières, il réclame des « méthodes beaucoup plus radicales », sans préciser quelles mesures il préconise. Il les qualifie de « voyous ».
Des critiques sur la réponse des autorités
Le président de l’Union des entreprises de proximité affirme que ses adhérents ne comprennent pas la manière dont les événements sont gérés. Il estime que les autorités se montrent trop clémentes envers les auteurs de dégradations et déplore une volonté de ne pas « faire de vagues ».
Pour exprimer sa crainte d’une réponse insuffisante, Michel Picon évoque le « syndrome Malik Oussekine ». Ce jeune homme est mort en décembre 1986 après avoir été frappé par des policiers en marge d’une manifestation. Son décès avait notamment conduit à la démission du ministre de l’Éducation de l’époque, Alain Devaquet.
Michel Picon estime cependant que l’État peut aussi être fragilisé par une incapacité à garantir l’ordre et la sécurité. Son appel porte sur le traitement des violences et des dégradations commises après les manifestations ; il ne détaille pas les moyens policiers qu’il souhaiterait voir employés.
Source : Homepage Economie – actualités (www.bfmtv.com)
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