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Après un été de canicule marqué par 35 % de pertes, les maraîchers repensent l’irrigation

Les fortes chaleurs de l’été ont durement touché les cultures maraîchères : les pertes ont atteint 35 % en moyenne, selon le Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l’emploi (SVFPE). Pour préserver leurs récoltes, des producteurs ont multiplié les arrosages et adapté leurs horaires, tandis que les industriels ont assoupli leurs critères de tri. À l’automne, plusieurs exploitations cherchent déjà des solutions pour mieux résister aux prochains épisodes de chaleur.

A rustic still life of wine, bread, and charcuterie in a warm setting.
Paulino Acosta Santana · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Des cultures fragilisées par la chaleur

A lone golfer stands by a tranquil lake, casting a silhouette on a bright day in Paris.
Sebastian Luna · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Salades, chicorées, mâche ou encore poireaux : aucune des cultures évoquées par Rodolphe Breau n’a été épargnée. Ce maraîcher, dont l’exploitation s’étend sur une centaine d’hectares en bord de Loire, a limité les dégâts grâce à des sols sableux et à l’accès aux nappes phréatiques. Mais la chaleur a tout de même affecté les rendements et la qualité des légumes.

Pour protéger les plantations, les équipes ont dû travailler à des horaires inhabituels. Les poireaux étaient mis en terre dès 2 heures du matin, puis arrosés rapidement. Les salades, elles, ont nécessité des irrigations jusque tard le soir. Cette organisation a duré deux mois, explique Eliott, l’un des neveux de Rodolphe Breau.

L’arrosage a aussi entraîné d’autres difficultés : davantage de chenilles et de mauvaises herbes. Le stress thermique a provoqué une floraison inhabituelle des salades. Les producteurs ont alors dû les récolter plus tôt, avec des légumes souvent moins lourds que la normale.

Des critères de tri assouplis

Les difficultés se sont répercutées jusqu’au conditionnement. La coopérative Rosée des champs, qui prépare en sachets les salades de la famille Breau, a accepté jusqu’à 75 % de légumes considérés comme « non conformes », selon son directeur général, Augustin Ringô. Il s’agissait notamment de produits trop petits ou abîmés, qui demandent davantage de temps de tri. Les équipes ont dû écarter les feuilles brûlées ou détériorées.

Dominique Duprat, directeur général des Crudettes, souligne que les contrats portant sur six mois peuvent aider les agriculteurs à absorber les chocs. Le secteur des salades et légumes prêts à l’emploi a progressé de 7 % l’année précédente, pour atteindre 470 millions d’euros, selon les données rapportées dans l’article.

Préparer les prochaines saisons

Pour Rodolphe Breau, l’épisode ne doit pas être considéré comme isolé. Il envisage d’installer un système de goutte-à-goutte, d’automatiser les pompes afin d’arroser la nuit et de rapprocher certaines parcelles des points d’eau. La mise en place du goutte-à-goutte reste toutefois compliquée dans les champs, précise-t-il.

Dans le pays nantais, des producteurs ont également essayé des filets d’ombrage. Les légumes d’hiver sont eux aussi concernés par la sécheresse : Rodolphe Breau s’attend à ce que les céleris soient rares. Un adhérent du SVFPE indique par ailleurs que des industriels évoquent déjà une possible hausse du prix des salades.


Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : leJDD

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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