Ce qu’il faut retenir
La course en ligne des Mondiaux de cyclisme s’est disputée sur 273,4 kilomètres, avec 3 803 mètres de dénivelé positif, selon l’Union cycliste internationale (UCI). McNulty a porté son attaque à 33 kilomètres de l’arrivée. Spécialiste du contre-la-montre, il a creusé l’écart avant de gérer son avance jusqu’à la ligne, malgré la poursuite des coureurs de tête.
Ce succès fait de lui le troisième Américain sacré champion du monde sur route, après Greg LeMond et Lance Armstrong. Il offre aussi aux États-Unis le maillot arc-en-ciel dans cette épreuve pour la première fois depuis 1993.
Les faits
La course a été animée par de nombreux mouvements, avec plusieurs favoris lancés à l’offensive avant le final. Une fois les groupes de chasse réunis, McNulty a réussi à s’extraire seul. Son avance a dépassé la minute, puis s’est réduite dans les derniers kilomètres : à moins de 10 kilomètres de l’arrivée, ses poursuivants étaient revenus à une dizaine de secondes. Ils n’ont toutefois pas réussi à le reprendre.
Derrière le vainqueur, Michael Matthews a remporté le sprint pour la deuxième place, devant Van der Poel. Côté français, Paul Seixas, attendu parmi les prétendants, a cédé dans le final et terminé à la 15e place, à 2 min 47 s du vainqueur, d’après le bilan de franceinfo.
Les informations de l’UCI sur la course confirment le raid solitaire de 33 kilomètres et les écarts à l’arrivée.
Ce que cela signifie pour la compétition
En choisissant de partir plutôt que d’attendre une arrivée groupée, McNulty a transformé une course ouverte en victoire individuelle. Sa performance récompense aussi une stratégie américaine offensive, relevée par l’UCI dans son compte rendu. Pour les favoris, Montréal restera une course où la surveillance mutuelle dans les groupes de poursuite a laissé à l’Américain le temps de construire son avantage.
Source : franceinfo- Cyclisme
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