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Jeunesse

À Tirana, les jeunes passent des marches pacifiques aux affrontements avec la police

À Tirana, l’arrivée de lycéens et d’étudiants dans une mobilisation déjà engagée depuis la fin mai a marqué un tournant. Depuis le 13 octobre 2026, des manifestations contre le gouvernement d’Edi Rama sont accompagnées d’affrontements avec la police. Les revendications portent désormais sur la démission du premier ministre, mais aussi sur la corruption dénoncée par les manifestants et les perspectives offertes aux jeunes.

Protester being detained by police during an urban demonstration in broad daylight.
Vladimir Chake · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

D’une mobilisation locale à une contestation politique

Le mouvement, surnommé celui des « flamants roses », a commencé par des rassemblements pacifiques contre un projet touristique de luxe associé à Jared Kushner, dans des zones naturelles du littoral albanais. Le nom fait référence aux flamants présents dans la région concernée. Selon les reportages du Monde et les dépêches de l’Associated Press, l’entrée en scène de milliers de lycéens et d’étudiants à partir du 13 octobre a élargi la mobilisation et contribué à son intensification.

Les slogans se sont étendus à la gouvernance du pays. Les manifestants demandent le départ d’Edi Rama et dénoncent notamment la corruption. Ces griefs sont ceux du mouvement : ils ne constituent pas, à eux seuls, des faits judiciairement établis. Le premier ministre, de son côté, a écarté les appels à la démission, selon les comptes rendus de presse.

Des jeunes mobilisés, mais pas une génération uniforme

La participation de jeunes scolarisés et d’étudiants est un élément central de cette nouvelle phase. Les informations disponibles ne donnent toutefois pas de répartition précise par âge, ni de données permettant de mesurer la part des jeunes dans les cortèges. Il est donc plus juste de parler des groupes d’élèves et d’étudiants mobilisés que de présenter l’ensemble de la jeunesse albanaise comme engagée dans le mouvement.

Les revendications rapportées par l’Associated Press et d’autres médias dépassent le projet touristique initial : elles incluent des critiques de la situation politique et des inquiétudes sur les conditions d’études et les perspectives d’avenir. Les sources consultées ne permettent pas de déterminer combien de manifestants défendent chacune de ces priorités, ni si elles sont partagées par les jeunes qui ne participent pas aux rassemblements.

Des heurts, sans confondre manifestants et violences

À partir du 13 octobre, plusieurs rassemblements à Tirana ont été marqués par des affrontements et des dégradations. La police a utilisé notamment des gaz lacrymogènes et des canons à eau, selon l’Associated Press. Ces éléments décrivent des incidents rapportés lors des manifestations ; ils ne permettent pas d’attribuer les mêmes actes à toutes les personnes présentes. Les autorités albanaises et les manifestants ont par ailleurs formulé des accusations distinctes sur le déroulement des rassemblements.

Au 18 octobre, les heurts se poursuivaient dans la capitale. L’évolution du mouvement reste incertaine. Pour comprendre ce qui se joue pour les jeunes, un point est essentiel : leur présence a donné davantage de visibilité à la contestation, mais elle ne suffit pas à établir qu’ils en partagent tous les objectifs ou les formes d’action.


Source : La Croix.com – Les derniers articles : Enfant et adolescent

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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