À Nantes, en Loire-Atlantique (Pays de la Loire), la fermeture du bâtiment Censive, sur le campus du Tertre, perturbe encore les cours après les dégradations constatées à la suite de son occupation du 7 au 10 octobre. Le 15 octobre, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste s’est rendu sur place. Pour les étudiants concernés, les enseignements en présentiel restent suspendus cette semaine dans plusieurs composantes.

Un bâtiment fermé après l’occupation

Le bâtiment Censive a été occupé à partir du 7 octobre, dans le contexte d’une mobilisation en solidarité avec le mouvement lycéen. Il a été évacué par les forces de l’ordre le 10 octobre. Les dégradations ont touché des espaces d’enseignement et de travail. Selon les éléments communiqués par Nantes Université et rapportés par 20Minutes, cinq amphithéâtres et une trentaine de salles de cours sont hors d’usage.
Lors de sa visite du jeudi 15 octobre, le ministre a condamné les dégâts et déclaré faire confiance à la justice pour apporter les réponses appropriées. Sa venue était consacrée à la situation de l’université et au constat des dégradations sur le campus du Tertre. (enseignementsup-recherche.gouv.fr)
Des cours à distance cette semaine
La fermeture a des conséquences immédiates pour les étudiants et les personnels. Dans un avis actualisé le 16 octobre, le pôle Humanités de Nantes Université indique que, du 19 au 23 octobre, il n’y aura pas de reprise des cours en présentiel pour les composantes concernées. Les solutions de continuité pédagogique sont maintenues. Les étudiants peuvent accéder à certains services ou aux bibliothèques du bâtiment Tertre sur rendez-vous, sous contrôle d’accès et dans la limite des places disponibles. (humanites.univ-nantes.fr)
L’établissement dit chercher à rétablir un fonctionnement aussi normal que possible à la rentrée de novembre, mais précise que Censive devrait rester fermé plusieurs semaines. Aucune date ferme de réouverture n’est annoncée dans cet avis. La fermeture touche un lieu fréquenté par environ 10 000 étudiants et personnels, selon la Fondation de Nantes Université, qui souligne la nécessité de solutions provisoires pour maintenir les activités. (fondation.univ-nantes.fr)
Un coût encore à distinguer du calendrier des travaux
Le montant des dégâts est évalué à environ un million d’euros par la presse locale, chiffre attribué à la présidente de l’université. Il s’agit d’une estimation financière, distincte d’un calendrier de remise en état : les informations disponibles ne précisent ni la durée exacte des travaux ni une date de réouverture. Nantes Université indique avoir sollicité le soutien de l’État pour contribuer à la réhabilitation du bâtiment. (education.newstank.fr)
À ce stade, l’impact concret pour les étudiants dépend donc des cours et services concernés par la fermeture : les modalités annoncées varient selon les composantes. L’université doit communiquer les prochaines consignes aux étudiants et personnels concernés.
Source : 20Minutes – Actu Nantes
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