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Famille

Après les blocus, le risque de décrochage inquiète particulièrement dans les lycées professionnels

Un blocus de quelques jours peut laisser des traces après la réouverture des portes, surtout chez des élèves déjà en difficulté. Dans un témoignage publié le 19 octobre 2026, une enseignante de lycée professionnel raconte que quelques jeunes de son établissement ne sont pas revenus en cours. Ce cas ne permet pas de mesurer l’ampleur du phénomène, mais il rappelle aux familles l’importance de renouer rapidement le contact avec le lycée lorsqu’un élève ne reprend pas sa scolarité.

Une alerte, pas un bilan national

La Croix rapporte le témoignage d’une enseignante, identifiée sous le prénom de Nina, selon laquelle « une poignée d’élèves » n’a pas repris les cours après quelques jours de blocus. Elle précise que ces jeunes étaient déjà en difficulté scolaire. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a évoqué, selon l’article, le risque de voir apparaître « des milliers de décrocheurs », particulièrement dans la voie professionnelle.

Ces éléments doivent être distingués : le témoignage décrit une situation locale, tandis que les « milliers » correspondent à une crainte exprimée par le ministre, et non à un décompte de décrochages déjà constatés. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir combien d’élèves ont effectivement cessé leur scolarité à la suite des blocages.

Pour les parents, le point d’attention est concret : une absence prolongée ou une reprise qui ne se fait pas mérite un échange avec l’établissement. Cela ne signifie pas qu’un élève absent quelques jours a décroché. Mais une rupture de rythme peut compliquer le retour, notamment si des difficultés scolaires existaient déjà.

Reprendre le dialogue avec le lycée

Le ministère de l’Éducation nationale conseille aux familles confrontées à une difficulté de prendre contact, au collège ou au lycée, avec le conseiller principal d’éducation (CPE) et le professeur principal. L’échange peut permettre de comprendre ce qui freine le retour et d’examiner les réponses possibles avec l’équipe éducative. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation s’installe pour demander un rendez-vous.

Dans la pratique, les parents peuvent commencer par poser quelques questions simples : l’élève est-il revenu en classe ? Quelles matières ou activités a-t-il manquées ? À qui peut-il s’adresser dans l’établissement s’il appréhende la reprise ? Si le jeune ne souhaite pas parler devant ses parents, proposer un échange individuel avec un adulte de confiance du lycée peut aussi aider à ouvrir la discussion.

L’objectif n’est pas de culpabiliser l’adolescent ni de réduire ses difficultés à un manque de volonté. Il s’agit d’identifier ce qui bloque et de rétablir un lien avec l’équipe éducative. Les parents peuvent également demander si le lycée dispose d’un accompagnement adapté à la situation de leur enfant.

Des dispositifs existent pour les élèves en risque de rupture

Le ministère décrit des Groupes de prévention du décrochage scolaire (GPDS) dans les établissements du second degré. Ces équipes peuvent analyser les besoins d’un élève et rechercher, en lien avec sa famille, des solutions adaptées. Les familles peuvent demander au lycée si une évaluation de la situation ou un échange avec les personnels concernés est possible.

Pour les élèves de lycée professionnel en fort risque de décrochage, le parcours « Tous droits ouverts » peut notamment proposer un accompagnement et des solutions de formation. Le ministère précise que ce parcours permet de conserver le statut scolaire pendant la période prévue. Il ne s’agit pas d’une réponse automatique à toute absence : l’établissement doit examiner la situation et les besoins du jeune.

Par ailleurs, pour les jeunes de 16 à 18 ans, le ministère rappelle l’existence d’une obligation de formation. Elle ne signifie pas nécessairement que le jeune doit rester dans son lycée actuel : les solutions peuvent relever de la scolarité, d’une formation, d’un emploi ou d’un engagement citoyen. En cas de rupture, les familles peuvent donc demander au lycée vers quel interlocuteur se tourner pour examiner la suite du parcours.

À retenir pour les familles

  • Le témoignage publié par La Croix décrit un établissement et ne constitue pas une statistique nationale.
  • En cas d’absence persistante ou de reprise difficile, contacter le CPE ou le professeur principal permet d’engager le dialogue.
  • Les familles peuvent demander si le GPDS ou un dispositif d’accompagnement correspond à la situation de leur enfant.
  • Une difficulté de reprise ne suffit pas, à elle seule, à conclure à un décrochage : la situation doit être examinée avec le jeune et l’établissement.

Sources officielles

Source principale : La Croix.com – Les derniers articles : Famille (www.la-croix.com)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Clémence Houdaille

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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