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À Lyon, un CRS témoigne du manque d’effectifs lors des violences du 17 octobre

À Lyon, dans le Rhône, un CRS et plusieurs responsables policiers décrivent un dispositif de maintien de l’ordre débordé lors des violences du samedi 17 octobre. Leurs témoignages, publiés par franceinfo le lundi 19 octobre, mettent en cause le manque d’effectifs et de renforts face à des incidents prolongés dans le centre-ville.

People walking across a sunny tramway intersection in a historic European city.
Adrien Olichon · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

À Lyon, une journée éprouvante pour les CRS

Beautiful sunset view over the Saone River in Lyon, France, showcasing urban townhouses and reflections.
Luca Nardone · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Patrice, un CRS qui dit avoir 29 ans d’expérience du maintien de l’ordre, raconte avoir été engagé à Lyon de 10 heures le samedi jusqu’à 1 h 15 le dimanche. Il décrit des groupes qui revenaient au contact après les charges des forces de l’ordre. Selon son témoignage, son unité a manqué de renforts et s’est retrouvée, à certains moments, sans grenades lacrymogènes.

Le policier affirme que le dispositif avait été prévu pour une manifestation importante, sans anticiper l’ampleur ni la durée des violences. Il dit avoir ressenti la peur de ne pas parvenir à contenir la situation. Ces propos sont ceux d’un agent interrogé par franceinfo ; ils ne constituent pas, à eux seuls, un bilan officiel des moyens déployés à Lyon.

La mobilisation a notamment été marquée par l’incendie de l’antenne de l’office de tourisme, place Bellecour. Le quotidien Le Monde rapporte également des affrontements et des pillages dans le centre de Lyon. (lemonde.fr)

Des difficultés rapportées dans plusieurs villes

Les témoignages recueillis par franceinfo ne concernent pas uniquement Lyon. Un directeur départemental de la police, qui s’exprime anonymement, estime que les forces étaient trop peu nombreuses face à la multiplicité des groupes violents. Un autre responsable juge que le dispositif, calibré pour une forte manifestation, n’était pas adapté à des pillages dispersés.

Ces récits font état de difficultés opérationnelles pendant la journée du 17 octobre, mais ne permettent pas de mesurer précisément les effectifs mobilisés dans chaque ville ni de déterminer à quel niveau les décisions de préparation ont été prises. Ils ne remplacent pas non plus un bilan consolidé des incidents et des moyens engagés.

Ce que l’on sait et ce qui reste à établir

Pour les habitants et les commerçants lyonnais, les conséquences immédiates sont les dégradations et l’incendie signalés dans le centre-ville. À ce stade, le témoignage de Patrice ne précise pas combien d’agents de son unité ont été privés de munitions, pendant combien de temps, ni quels renforts auraient pu être mobilisés. Les éléments disponibles ne donnent pas non plus de bilan local complet des blessés, des interpellations ou des dégâts.

La publication de ces témoignages intervient deux jours après les faits : l’article de franceinfo a été mis à jour le 19 octobre à 9 h 01. Les questions sur l’anticipation et le dimensionnement du maintien de l’ordre restent donc ouvertes dans les informations consultées ; aucune conclusion officielle sur ces choix n’est rapportée ici.


Source : franceinfo- Auvergne-Rhône-Alpes

Article original : Consulter la source originale

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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