Environ 100 000 personnes ont manifesté à Rome le samedi 17 octobre contre la hausse du coût de la vie, selon les organisateurs. Les revendications ont porté sur les salaires, le logement et les services publics. À Milan, un autre rassemblement a dégénéré : 50 personnes ont été interpellées et plusieurs blessées. La CGIL a annoncé une grève générale pour le 20 novembre.
Salaires, logement et services publics au cœur des revendications
Étudiants, travailleurs, personnes sans emploi et retraités ont défilé dans la capitale italienne à l’appel du syndicat CGIL et d’une centaine d’associations. Les manifestants ont notamment demandé une hausse des salaires, des mesures contre la précarité et un meilleur accès au logement.
Ils ont aussi réclamé la rénovation des bâtiments scolaires et universitaires. Une partie des contestataires s’est opposée aux dépenses militaires prévues par le gouvernement de Giorgia Meloni, auquel la source attribue un objectif de 5 % du produit intérieur brut, soit 14 milliards d’euros, dans le cadre de la nouvelle loi de finances.
Les difficultés liées au coût du logement ont été illustrées par le témoignage de Marina, femme de ménage dans une école de Vérone. Elle dit gagner 1 450 euros par mois et payer, avec sa famille, 1 000 euros de loyer. Mère de deux lycéennes, elle explique avoir du mal à joindre les deux bouts et dit espérer un avenir meilleur pour les jeunes.
À Palerme, Giovanna, coordinatrice d’un mouvement étudiant, met en cause la hausse des loyers et le manque de résidences universitaires. Elle relie ces difficultés au développement du tourisme dans la ville. Elle décrit le dilemme auquel, selon elle, les étudiants sont confrontés pour financer leurs livres, leurs transports et leur logement.
Un enseignant de la banlieue romaine a, lui, dénoncé la dégradation des écoles et du système de santé. Il estime que les financements devraient être dirigés vers ces services plutôt que vers l’armement.
Des incidents à Milan et une grève annoncée
À Milan, le rassemblement a été marqué par des violences. Le bilan rapporté fait état de 50 interpellations et de plusieurs blessés. La source ne précise pas le détail de ces blessures ni les circonstances des interpellations.
À Rome, des responsables de partis d’opposition ont rejoint le cortège à son arrivée place du Peuple. Ils ont reproché au gouvernement de n’avoir, selon eux, pas amélioré les conditions de vie des Italiens en quatre ans.
Le secrétaire général de la CGIL, Maurizio Landini, a annoncé une grève générale le 20 novembre. Cette mobilisation syndicale doit prolonger la contestation des choix sociaux et budgétaires dénoncés lors du rassemblement.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI








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