Les bombardiers américains B-1 déployés sur la base de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, ont été renvoyés vers leurs bases aux États-Unis. Cette décision intervient après une alerte près de l’installation, qui a déclenché une enquête antiterroriste et conduit à l’arrestation de six hommes, tous remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Les appareils redéployés aux États-Unis
Le ministère américain de la Défense a annoncé dimanche 4 octobre que tous les bombardiers stationnés à Fairford avaient été redéployés vers leurs bases d’origine. Selon plusieurs médias américains cités dans les informations disponibles, une douzaine d’appareils s’y trouvaient encore ces derniers jours.
Les avions concernés sont des B-1 Lancer, des bombardiers stratégiques supersoniques capables de parcourir de longues distances et d’emporter une importante charge de missiles et de bombes. L’annonce américaine confirme leur départ, sans en préciser le motif.
Une enquête après une alerte près de la base
Le 27 septembre, la police était intervenue après le signalement de trois véhicules suspects près de la base. Un périmètre de sécurité avait été établi et des dizaines de foyers évacués. L’enquête a ensuite été confiée aux services antiterroristes.
Cinq hommes, âgés de 23 à 25 ans, avaient d’abord été arrêtés sur place. Un sixième suspect, de nationalité britannique et iranienne, a été interpellé quelques jours plus tard. Tous ont été libérés sous contrôle judiciaire. La police a indiqué que les arrestations concernaient des soupçons d’infractions liées aux explosifs et de préparation d’un acte terroriste. ()
Le Premier ministre britannique a dit soupçonner une implication de l’Iran, selon les éléments rapportés. Cette piste reste une hypothèse attribuée au chef du gouvernement : les informations disponibles ne précisent pas les conclusions de l’enquête.
Un site utilisé par l’armée américaine depuis la guerre froide
Fairford sert depuis la guerre froide de point d’appui à l’armée de l’air américaine. Washington s’en est notamment servi lors de la guerre du Golfe, au début des années 1990, puis pendant la guerre en Irak de 2003.
Le retrait des bombardiers survient donc alors que la base est au centre d’une enquête en cours. Les informations communiquées ne permettent toutefois pas d’établir de lien entre cette enquête et la décision de redéployer les appareils.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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