À Nouméa et dans le reste de la Nouvelle-Calédonie, les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris ont prononcé, le 5 juin 2026, un non-lieu général pour quatorze militants kanak de la CCAT, dont Christian Tein, dans l’enquête sur les violences de mai et juin 2024. Le parquet de Paris a fait appel : la procédure n’est donc pas définitivement close. La Nouvelle-Calédonie est une collectivité française du Pacifique, et non un département ou une région métropolitaine. (lemonde.fr)
Une décision sur les poursuites visant la CCAT
Les quatorze personnes concernées étaient mises en examen dans le cadre d’une information judiciaire portant sur leur rôle présumé dans les violences. Les juges ont estimé que le dossier ne réunissait pas de charges suffisantes pour les renvoyer devant une juridiction. Cette décision ne désigne pas les auteurs des violences et ne signifie pas que les faits eux-mêmes n’ont pas eu lieu.
Le parquet de Paris a annoncé faire appel, estimant que des investigations supplémentaires étaient nécessaires. Cet appel conteste le non-lieu : il empêche de présenter la décision comme définitive tant que la procédure d’appel n’a pas été tranchée. Les sources publiques consultées ne permettent pas d’établir si une décision a depuis été rendue sur cet appel.

Le contexte des violences de 2024
L’enquête concernait des faits survenus du 12 mai au 19 juin 2024, dans un contexte de contestation de la réforme du corps électoral. La Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) et ses membres étaient soupçonnés d’avoir contribué à l’organisation des violences ; il s’agissait d’accusations, pas de condamnations.
Ces événements ont lourdement touché l’agglomération de Nouméa et d’autres secteurs de l’archipel. Les bilans publiés ne sont pas identiques : l’article de franceinfo fait état de 14 morts et de centaines de blessés, tandis que Le Monde rapporte un bilan de 15 morts. Les dégâts matériels étaient estimés à au moins 2,2 milliards d’euros par franceinfo. (lemonde.fr)
Ce que cela change pour les habitants

À ce stade, le non-lieu écarte les poursuites dans ce dossier à l’encontre des quatorze militants concernés, sous réserve de l’issue de l’appel. Il ne règle pas, à lui seul, les questions de responsabilité liées à l’ensemble des violences ni leurs conséquences pour les habitants, les victimes et les entreprises touchées.
Christian Tein, qui avait été détenu plusieurs mois en métropole avant de revenir en Nouvelle-Calédonie en décembre 2025, est lui aussi concerné par la décision. Ses avocats ont salué le non-lieu. Le parquet, de son côté, demande des investigations complémentaires. Les prochaines étapes dépendront de l’examen de son appel par la justice. (lemonde.fr)
Source : franceinfo- Statut de la Nouvelle-Calédonie
Article original : Consulter la source originale




OFFRE SPÉCIALE · LIVRES ARTIA13