À la rentrée scolaire, 2 444 écoles restent fermées dans plusieurs régions du centre et du nord du Mali. Selon les données du Cluster Éducation rapportées par DW, au moins 733 000 élèves risquent ainsi de ne pas pouvoir aller en classe. Les violences et les déplacements de population pèsent aussi sur la scolarité au Burkina Faso et au Niger.
Au Mali, des établissements fermés pour plusieurs raisons
Les fermetures s’expliquent par une combinaison de facteurs, indique le Cluster Éducation, mécanisme de coordination humanitaire consacré à l’éducation en situation d’urgence. Des attaques djihadistes visent des établissements scolaires, tandis que des enseignants font l’objet de menaces.
Les déplacements de population contribuent également à désorganiser la scolarité. Certaines familles déplacées occupent des écoles, qui ne peuvent alors plus accueillir les élèves. L’UNICEF a, de son côté, rapporté le 1er octobre que 2 444 écoles restaient non fonctionnelles au Mali et que plus de 733 000 enfants étaient concernés, confirmant l’ampleur des chiffres relayés à la rentrée. ()
Une crise qui dépasse les frontières maliennes
Au Burkina Faso, la réouverture annoncée de milliers d’établissements ne signifie pas que tous les élèves ont retrouvé le chemin de l’école. L’UNICEF a récemment rappelé que des violences djihadistes avaient contraint plusieurs écoles à fermer.
Au Niger, l’insécurité dans certaines régions frontalières fragilise également le système éducatif. Les attaques contre les infrastructures scolaires et les déplacements de population compliquent le fonctionnement des établissements.
Des réponses freinées par l’insécurité
Plusieurs organisations humanitaires décrivent le Sahel central comme l’une des zones les plus touchées par la crise éducative mondiale. Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel, l’éducation est présentée comme une priorité par les autorités militaires. Mais les fermetures recensées au Mali, ainsi que les difficultés signalées au Burkina Faso et au Niger, montrent que l’insécurité demeure un obstacle majeur à la scolarisation de millions d’enfants.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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