Un soutien à distance
Début octobre, à Marseille, l’eurodéputé a rencontré des jeunes dans un bar sans se rendre dans les défilés. Il justifie cette position en estimant que le rôle d’un responsable politique est d’apporter des réponses plutôt que de manifester. Le HuffPost indique ne pas avoir pu savoir s’il participerait aux rassemblements du 17 octobre.
Cette réserve contraste avec la présence de Jean-Luc Mélenchon auprès de lycéens et d’étudiants mobilisés. Marine Tondelier et Fabien Roussel ont, eux, annoncé leur participation aux manifestations. Dans ce contexte, l’absence de Glucksmann est d’autant plus visible que la jeunesse avait occupé une place importante dans ses premiers engagements politiques.
Des déplacements sous tension
Le 1er mai 2024, à Saint-Étienne, Raphaël Glucksmann avait été contraint de quitter un rassemblement sous les huées. Le 7 septembre, à Paris, une manifestante l’avait interpellé en contestant son positionnement à gauche et la présence de proches issus du camp macroniste. La séquence avait largement circulé en ligne.
Plus récemment, après sa victoire à la primaire, un homme lui a jeté un sac de farine. Glucksmann a également dénoncé sur France Inter des actes de harcèlement, des insultes et des menaces lors de certains événements. Son entourage a publiquement minimisé la question, tandis que, selon Le HuffPost, ses équipes ont adressé une demande formelle à l’État concernant sa sécurité. Le sénateur socialiste Alexandre Ouizille a qualifié la situation d’« empêchement démocratique ».
Une fracture politique avec une partie de la gauche
Les incidents n’expliquent pas à eux seuls la distance entre le candidat et une partie des jeunes mobilisés. Le HuffPost relève que l’opposition frontale de Glucksmann à La France insoumise constitue l’un de ses principaux marqueurs politiques. Or, les cortèges comptent des militants et des électeurs de Jean-Luc Mélenchon.
Un élu de gauche cité par l’AFP estime que Glucksmann s’expose à être perçu comme étant de droite et qu’il peine désormais à s’adresser à la jeunesse. Sofia Tizaoui, ancienne présidente de l’Union syndicale lycéenne, a également exprimé des réserves sur l’accueil qu’il recevrait dans les manifestations. Ces appréciations témoignent d’un désaccord politique, et non d’une position attribuable à l’ensemble des jeunes mobilisés.
Le contraste est également visible dans les chiffres rapportés par l’article : selon un sondage Ipsos-BVA, Jean-Luc Mélenchon recueille entre 41 et 43 % des intentions de vote chez les 18-24 ans, contre 5 à 6 % pour Raphaël Glucksmann. La question, pour ce dernier, reste donc double : comment soutenir la mobilisation sans s’exposer à de nouvelles tensions, et comment renouer le dialogue avec une partie de la jeunesse qui ne se reconnaît pas dans son positionnement ? ([huffingtonpost.fr](https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ce-que-dit-l-incapacite-de-raphael-glucksmann-a-soutenir-sur-le-terrain-le-mouvement-lyceen_340178.html))
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Marceau Taburet




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