Ce que l’on sait
L’UNPI attribue la progression nationale à deux mouvements : les taux votés par les collectivités ont augmenté de 32,2 % en vingt ans, tandis que les valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul, ont progressé de 46,3 %. Ces évolutions se combinent. La hausse de la taxe peut donc se poursuivre même lorsque les taux locaux restent stables.
Le montant dépend aussi des caractéristiques et de la situation du logement. Selon les chiffres relayés par La Provence, la taxe foncière moyenne atteint 943 euros par logement à Marseille, hors taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Cette moyenne ne prédit pas le montant dû par un foyer particulier. Le calcul repose notamment sur la valeur locative cadastrale du bien et les taux applicables, votés par les collectivités, comme le rappelle l’administration fiscale.

Ce qui change localement
Pour les propriétaires marseillais, le chiffre de +105 % décrit une évolution de long terme, et non une hausse appliquée en une seule année. Il ne concerne pas automatiquement les locataires : la taxe foncière est établie au nom du propriétaire, même si certaines charges, comme la TEOM, peuvent relever de règles de récupération distinctes.
La hausse moyenne de 1,7 % annoncée pour 2026 concerne les 200 plus grandes villes françaises. Elle ne constitue ni une prévision spécifique à Marseille ni un taux garanti pour chaque avis. À l’échelle nationale, la revalorisation forfaitaire des bases cadastrales est de 0,8 % en 2026 ; le montant final dépend aussi des taux locaux et de la situation du bien.
Ces données portent sur Marseille et sur des moyennes nationales : elles ne permettent pas de conclure à une hausse identique dans les autres communes des Bouches-du-Rhône ou de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les prochaines étapes
Pour vérifier une facture, les propriétaires peuvent comparer leur avis avec celui de l’année précédente, en examinant séparément la base imposable, les taux et les éventuelles taxes annexes. Une moyenne communale ou nationale ne remplace pas cette vérification individuelle. Les chiffres de l’UNPI éclairent la tendance sur vingt ans, mais ne précisent pas à eux seuls l’évolution future des taux votés à Marseille.

Source : La Provence – Économie
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