Une distinction entre critique et attaques personnelles
Dans une déclaration, Jacques Boulard a qualifié ces attaques d’« inédites et très préoccupantes », en raison de leur ampleur, de leur durée et de la diversité des supports utilisés. Il rappelle que la critique d’une décision de justice relève de la liberté d’expression, mais qu’elle ne doit pas se confondre avec la mise en cause personnelle d’un magistrat.
Le premier président n’a pas nommé le juge concerné. Il s’agit de Youssef Badr, vice-président du tribunal de Bobigny, visé avec deux collègues depuis la condamnation d’Erik Tegnér.

Une condamnation contestée par Erik Tegnér
En juin, le fondateur de Frontières a été condamné à six mois de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende pour avoir divulgué des données personnelles d’avocats spécialisés en droit des étrangers. Les informations publiées dans une enquête du média en 2025 comprenaient leurs noms, prénoms et villes d’exercice.
Après le jugement, Erik Tegnér a dénoncé la décision dans une vidéo et appelé ses proches ainsi que ses abonnés sur X à se mobiliser. Lui et certains de ses soutiens ont mis en cause l’impartialité du juge. Youssef Badr a également été la cible de commentaires racistes et islamophobes.

Le Conseil supérieur de la magistrature réagit
Le Conseil supérieur de la magistrature a, à son tour, alerté sur un « risque de déstabilisation et de discrédit de l’institution judiciaire ». La Cour de cassation a indiqué sur X s’associer à l’indignation exprimée par le Conseil.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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