Une baisse mesurée dans les écoles ayant répondu
Selon l’enquête, réalisée du 4 au 24 septembre, l’accès aux repas chauds a diminué de 68 % dans les écoles concernées par l’ancien dispositif. Le chiffre repose sur les réponses de 169 établissements parmi les 330 qui en bénéficiaient. Il ne décrit donc pas automatiquement la situation de toutes les écoles de la Fédération.
Les résultats rapportés par les deux associations montrent aussi des évolutions différentes selon les établissements : une école sur quatre parmi les répondantes aurait supprimé entièrement son service de repas, tandis que celles qui l’ont maintenu en le faisant payer enregistrent une baisse de 60 % des inscriptions. Dans les huit écoles de l’échantillon qui ont conservé la gratuité, la participation serait restée stable.
Pour les familles concernées, l’enquête signale des factures mensuelles de 54 à 78 euros par enfant. Cette fourchette correspond aux situations rapportées dans le cadre de l’enquête : elle ne constitue pas un tarif commun à toutes les cantines.
Pourquoi la gratuité a-t-elle changé ?

Le décret-programme adopté le 17 décembre 2025 a abrogé le dispositif qui finançait des repas complets gratuits dans les écoles fondamentales participantes. À partir de l’année scolaire 2026-2027, les écoles bénéficiaires de l’encadrement différencié peuvent consacrer une partie de leurs moyens de fonctionnement à l’organisation de repas sains et durables.
Le texte autorise, dans ce cadre, des repas gratuits ou une contribution financière demandée aux parents, plafonnée au coût du repas et de son organisation. Cela ne signifie donc pas que chaque école doit servir des repas gratuitement : les modalités dépendent notamment de l’organisation locale et des moyens mobilisés par le pouvoir organisateur. La fin de l’ancien financement n’équivaut pas non plus à une interdiction de proposer des repas gratuits.
Ce que les parents peuvent vérifier auprès de l’école
Pour savoir ce qui s’applique concrètement, les familles peuvent demander à la direction ou au pouvoir organisateur :
- si un repas chaud est toujours proposé et quels jours ;
- son prix par repas ou par mois, ainsi que les modalités d’inscription ;
- si l’établissement prévoit une aide, une tarification adaptée ou une autre solution pour les familles qui rencontrent des difficultés ;
- si le repas peut être apporté de la maison et quelles sont les règles pratiques dans ce cas.
Ces questions permettent d’anticiper le budget et l’organisation des midis, sans supposer que les réponses sont identiques d’une commune ou d’une école à l’autre. Les associations à l’origine de l’enquête alertent également sur des élèves arrivant parfois sans rien à manger ; ce constat émane des directions interrogées et ne constitue pas une mesure statistique de l’ensemble des écoles.
À retenir
La baisse de 68 % est un résultat d’enquête portant sur les établissements répondants, et non un chiffre national couvrant toutes les écoles. Depuis la rentrée 2026, les repas peuvent encore être gratuits ou payants selon les choix de l’établissement et les moyens disponibles. Pour connaître le coût réel et les solutions éventuelles, le premier interlocuteur reste l’école ou son pouvoir organisateur.
Source principale : 7sur7:famille (www.7sur7.be)
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Auteur : M.BO.



