Des peines prononcées pour un réseau implanté au Kokang
Wei Huairen, Chen Dawei et Liao Jingfang, présentés comme des responsables du groupe, ont reçu la peine capitale. Selon le tribunal populaire de Quanzhou, le réseau menait ses activités dans la région de Kokang, au Myanmar, près de la frontière chinoise.
Les infractions retenues comprennent des escroqueries par téléphone et sur Internet, l’exploitation de maisons de jeu clandestines, l’extorsion, le proxénétisme et le trafic de drogue. Le tribunal attribue également au réseau des homicides, notamment de citoyens chinois. Le préjudice subi par les victimes est estimé à 1,6 milliard d’euros.
Les autres peines prononcées sont la réclusion à perpétuité pour trois personnes et des peines allant de 39 mois à 24 ans de prison pour 55 coaccusés.
Deux accusés remis à la Chine en 2024
Arrêtés en Birmanie, Wei Huairen et Chen Dawei ont été remis aux autorités chinoises en 2024. La nationalité des accusés n’a pas été précisée.
Le dossier s’inscrit dans la campagne menée par Pékin contre les réseaux de fraude installés dans les zones frontalières. Ces dernières années, des affaires très médiatisées concernant des ressortissants chinois exploités dans des centres d’arnaque ont conduit la Chine à accentuer la pression sur la junte birmane et à renforcer sa coopération avec des pays d’Asie du Sud-Est.
En Birmanie, ces centres sont contrôlés par des gangs transnationaux qui profitent du conflit déclenché par le coup d’État du 1er février 2021. Des milliers de Chinois, victimes ou personnes soupçonnées de participer aux fraudes, ont été employés de force dans ces structures puis rapatriés, selon les éléments rapportés par RFI.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI



