Une nouvelle structure autour de l’AFC/M23
La charte du FRN annonce la fin de l’AFC et son remplacement par cette nouvelle organisation. Selon les informations communiquées lors de son lancement, le mouvement reprend des dirigeants de l’ancienne coalition. Il revendique le recours à la force, dans un contexte où le président Félix Tshisekedi a exclu les groupes armés, dont l’AFC/M23, du dialogue national qu’il a appelé de ses vœux.
Joseph Kabila dirige le FRN. L’ancien président et son entourage ont rejeté les accusations selon lesquelles il serait à la tête de la rébellion. Félix Tshisekedi l’a accusé d’en être le chef. Le 30 septembre 2025, la Haute Cour militaire l’a condamné à mort, notamment pour haute trahison, en lien avec la rébellion. ([lemonde.fr](https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/09/30/en-rdc-l-ancien-president-joseph-kabila-condamne-par-contumace-a-la-peine-de-mort_6643776_3212.html?utm_source=openai))
Une identité congolaise revendiquée
Le choix de placer un ancien chef de l’État congolais à la tête du mouvement pourrait contribuer à lui donner une identité nationale plus marquée. La rébellion de l’AFC/M23 est, elle, soutenue par le Rwanda. Cette nouvelle appellation ne suffit toutefois pas, selon Philippe Doudou Kaganda, directeur scientifique du Centre de recherche sur les conflits et la paix dans la région des Grands Lacs, à effacer les éléments faisant état de l’implication rwandaise.
Le FRN reprend une ambition de changement de pouvoir que l’AFDL avait également portée. Cette dernière a renversé le régime de Mobutu et pris le pouvoir en 1997. Elle a dirigé le pays jusqu’en 2001. Pour le professeur Bob Kabamba, de l’université de Liège, les discours associés aux deux mouvements contestent la légitimité du pouvoir en place et appellent à son remplacement.
La voie militaire plutôt que le dialogue
L’exclusion des groupes armés du dialogue national peut éclairer le choix stratégique de Joseph Kabila, estime Bob Kabamba. Selon l’universitaire, l’ancien président considère que l’espace politique à Kinshasa s’est rétréci et privilégie désormais l’option militaire pour tenter de le rouvrir. Il s’agit de l’analyse du chercheur, et non d’un objectif établi indépendamment des déclarations du mouvement.
Joseph Kabila avait accompagné l’AFDL conduite par son père, Laurent-Désiré Kabila, assassiné en janvier 2001. Il lui a succédé à la tête de la RDC et a dirigé le pays jusqu’en 2018. Il a également fondé le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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