Une loi qui alourdit les peines
Adoptée en mars 2026, la nouvelle loi modifie l’article 319 du Code pénal sénégalais. Les actes qualifiés de « contre-nature » peuvent désormais être punis de peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Les structures qui apportent leur aide aux personnes homosexuelles sont également exposées à des sanctions. ([hrw.org](https://www.hrw.org/fr/news/2026/10/12/senegal-une-repression-brutale-bafoue-les-droits-des-personnes-lgbt?utm_source=openai))
Dans ce contexte, les ONG rapportent une hausse des violences contre les personnes concernées. Le climat rend aussi plus difficile la prise de parole publique : trouver des interlocuteurs disposés à répondre aux journalistes est devenu compliqué, selon les informations rapportées.
212 arrestations recensées par les ONG
HRW et la RADDHO ont recensé 212 arrestations effectuées sur la base de simples soupçons, dans plusieurs villes, notamment à Dakar, Thiès, Yeumbeul, Saint-Louis et Ziguinchor. Les deux organisations décrivent une répression qui, selon elles, nourrit la peur et la stigmatisation au sein de la communauté LGBTQ+. Le chiffre de 212 arrestations est attribué aux données recueillies par la RADDHO. ([hrw.org](https://www.hrw.org/fr/news/2026/10/12/senegal-une-repression-brutale-bafoue-les-droits-des-personnes-lgbt?utm_source=openai))
Les associations signalent également des comportements brutaux et des tests de VIH pratiqués de force. Elles décrivent un environnement social hostile aux personnes homosexuelles, bisexuelles ou transgenres.
La crainte d’être accusés de promouvoir l’homosexualité dissuaderait par ailleurs certains avocats d’apporter une assistance juridique aux personnes molestées ou emprisonnées, selon les ONG. Cette difficulté peut laisser des personnes concernées sans soutien juridique, mais les éléments rapportés ne permettent pas d’en mesurer l’ampleur.
Un courrier resté sans réponse
Les organisations ont écrit aux autorités le 29 septembre pour leur rappeler les engagements du Sénégal en matière de droits humains. Elles invoquent notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que la Constitution sénégalaise, qui garantissent l’égalité des droits fondamentaux sans discrimination.
Au moment de la publication de l’information, le 12 octobre, les autorités n’avaient pas répondu à ce courrier. HRW et ses partenaires espéraient obtenir une réponse avant l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar, prévue le 31 octobre 2026. ([cnosf.franceolympique.com](https://cnosf.franceolympique.com/jeux-olympiques-de-la-jeunesse-dakar-2026?utm_source=openai))
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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