En Ukraine, un système énergétique lourdement endommagé
Depuis le début de l’invasion russe, en février 2022, les frappes ont visé des équipements indispensables à la production et à l’acheminement de l’énergie. Selon le Conseil de l’Union européenne, la moitié des infrastructures énergétiques ukrainiennes ont été détruites, réduisant d’environ 70 % la capacité du pays par rapport à son niveau d’avant-guerre. ([consilium.europa.eu](https://www.consilium.europa.eu/en/policies/ukraine-solidarity-energy-infrastructure/?utm_source=openai))
Les cibles possibles ne se limitent pas aux centrales électriques. Elles comprennent aussi les sous-stations qui distribuent le courant, les centrales au charbon et les installations hydroélectriques. Les infrastructures gazières — champs de production, stations de pompage et réseaux de distribution — ont également été visées à partir de la fin 2024, selon une note de l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques citée par Le HuffPost.
Les installations nucléaires ukrainiennes sont moins directement prises pour cible, notamment pour des raisons de sécurité et de diplomatie. Les équipements nécessaires à leur fonctionnement ont toutefois été attaqués, ce qui peut affecter leur production d’électricité. Fin septembre, l’ONU a recensé des frappes contre au moins huit installations de production et de distribution d’électricité, dans trois régions et à Kiev, avec des coupures de courant et d’eau à la clé. ([dppa.un.org](https://dppa.un.org/en/speeches-and-statements/assistant-secretary-generals-remarks-at-the-security-council-on?utm_source=openai))
Des conséquences directes pour les civils
Une éventuelle trêve pourrait aussi concerner les lignes électriques, les stations-service, l’éclairage public et les réseaux de chauffage. Ces équipements civils sont essentiels au quotidien, en particulier à l’approche de l’hiver, lorsque les coupures d’électricité peuvent également perturber le chauffage et l’approvisionnement en eau.
Entre septembre 2024 et septembre 2026, les frappes contre les installations énergétiques ukrainiennes auraient été multipliées par quatre, rapporte Le Grand Continent. Durant l’hiver 2025-2026, des millions de foyers ont été privés d’électricité et de chauffage pendant plusieurs semaines. Le 12 octobre, Zelensky a de nouveau évoqué des coupures à Kiev et des dégâts sur des installations énergétiques. ([president.gov.ua](https://www.president.gov.ua/en/news/zvernennya-prezidenta-ukrayini-do-uchasnikiv-varshavskogo-be-106853?utm_source=openai))
La portée concrète de la trêve reste cependant incertaine. Donald Trump n’en a pas détaillé les conditions. Le 12 octobre, Zelensky a déclaré que l’Ukraine était prête à cesser ses frappes contre les infrastructures énergétiques russes si la Russie faisait de même. Il a affirmé que des attaques russes se poursuivaient contre des sites énergétiques ukrainiens. ([president.gov.ua](https://www.president.gov.ua/en/news/zvernennya-prezidenta-ukrayini-do-uchasnikiv-varshavskogo-be-106853?utm_source=openai))
En Russie, raffineries et dépôts dans le viseur
De l’autre côté de la frontière, les infrastructures susceptibles d’être concernées comprennent les raffineries, les installations pétrolières, les entrepôts et les centres logistiques. Kiev a intensifié cette année ses frappes contre des cibles énergétiques russes, avec l’objectif, selon l’analyse rapportée par Le HuffPost, de réduire les revenus tirés de l’énergie par Moscou.
Entre le 25 juin et le 7 juillet, 54 infrastructures énergétiques russes auraient été touchées, notamment des raffineries, des centrales électriques, des installations gazières et des dépôts pétroliers. Ce décompte, publié par Libération à partir de plusieurs sources, dont l’Institute for the Study of War, porte sur des frappes parfois menées loin de la frontière.
Une proposition de trêve visant les infrastructures énergétiques avait déjà été évoquée auparavant, sans aboutir. À ce stade, l’annonce du 11 octobre ne s’accompagne pas de modalités publiques permettant de déterminer précisément les sites concernés ou la manière dont un arrêt des frappes serait appliqué.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
Auteur : Lola Uguen
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