Ce qui change pour Vates
Selon le communiqué de Bpifrance, les fonds doivent soutenir trois priorités : le développement technologique, l’expansion commerciale à l’international et le renforcement du réseau de partenaires. Vates cite notamment des travaux sur les performances, le stockage, la sécurité, l’automatisation et la gestion de grandes infrastructures. Ce sont des objectifs annoncés par l’entreprise, et non des fonctionnalités déjà disponibles.
La société affirme avoir enregistré une croissance de plus de 65 % en 2025, compter plus de 1 000 clients et employer 150 personnes. Elle indique aussi que ses cofondateurs restent majoritaires au capital. Ces données proviennent des communications de Vates et de ses investisseurs. L’éditeur, fondé à Grenoble en 2012, avait jusque-là grandi sans levée de fonds externe.
Comment fonctionne la plateforme
XCP-ng est un hyperviseur : installé sur des serveurs physiques, il permet d’y faire fonctionner plusieurs machines virtuelles. Xen Orchestra fournit une interface centralisée pour administrer les hôtes et les machines virtuelles, et propose notamment des fonctions de sauvegarde et de réplication. La documentation officielle de XCP-ng décrit cette organisation. Les deux logiciels sont open source, mais l’ouverture du code ne signifie pas que tous les services associés — assistance, support ou offres packagées — sont gratuits.
Cette architecture peut intéresser les entreprises qui veulent garder la possibilité d’examiner, d’adapter ou de maintenir leur socle logiciel. Elle ne supprime toutefois pas toute dépendance : l’exploitation en production exige des compétences, une organisation de support et des procédures de sauvegarde et de reprise. Le choix d’une plateforme dépend aussi de la compatibilité avec le matériel, les applications et les outils déjà en place.
Ce que les chiffres permettent — et ne permettent pas — de conclure
Dans l’entretien publié par InformatiqueNews, Olivier Lambert valide comme « bons ordres de grandeur » une simulation comparant le coût total de possession sur trois ans pour 50 serveurs : 180 000 à 375 000 euros pour Vates, contre 1,44 à 3,36 millions pour VMware. Il précise que l’écart dépend des contrats et des configurations. Ces montants sont donc une estimation présentée dans l’entretien, pas une comparaison indépendante applicable à toutes les entreprises. Il faut vérifier le périmètre retenu : licences, support, matériel, migration, formation et exploitation.
Vates figure également dans le Magic Quadrant 2026 de Gartner consacré aux plateformes de virtualisation de serveurs. Cette inclusion situe l’éditeur parmi les fournisseurs étudiés par le cabinet ; elle ne constitue ni une certification, ni une garantie de performance, ni une recommandation valable pour chaque organisation.
Ce que cela change pour les entreprises
Pour les directions informatiques qui réévaluent VMware, Vates devient une option à étudier parmi d’autres, plutôt qu’un remplacement automatique. Une migration peut être progressive, mais elle suppose d’abord de recenser les applications, leurs dépendances et leur niveau de criticité. Il faut ensuite tester les charges de travail, valider la reprise après incident et chiffrer le coût complet, y compris les ressources internes mobilisées.
La levée de fonds renforce les capacités de Vates à investir et à développer son réseau commercial. Reste à savoir si l’entreprise saura accompagner des déploiements plus vastes et si ses développements répondront aux besoins des grandes organisations. La souveraineté et l’open source peuvent peser dans la décision, mais la qualité du support, la compatibilité et la continuité de service restent déterminantes.
Sources de vérification : communiqué de Bpifrance du 6 octobre 2026, documentation officielle de XCP-ng et fiche Gartner du Magic Quadrant 2026. Les données financières comparatives sont celles rapportées dans l’entretien cité ci-dessous et ne constituent pas un test indépendant.
Source : InformatiqueNews.fr
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