Souveraineté numérique : L’État reprend la main, mais le RN perd le fil de la réalité !
Le fait principal
Le 16 juillet 2026, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale a publié un rapport accablant sur la dépendance de la France aux logiciels américains, appelant à une reprise en main de la souveraineté numérique par l’État.
Ce qui s’est passé
Après six mois d’auditions, ce rapport de plus de 400 pages, présidé par Philippe Latombe (MoDem) et rapporté par Cyrielle Chatelain (EcoS), révèle que 79% des dépenses publiques en logiciels en 2025 iront à des éditeurs américains. En effet, les collectivités ont dépensé 87 millions d’euros pour Microsoft, un chiffre comparable à celui des ministères. La dépendance aux géants du numérique est telle que le montant total des achats publics de logiciels américains pourrait atteindre 1,5 milliard d’euros par an.
Le contexte
La mission d’enquête souligne une corrélation entre l’externalisation des services informatiques et la vulnérabilité des administrations. Alors que l’Europe peine à protéger ses données face aux GAFAM, des pratiques comme le lobbying intense des entreprises américaines ont conduit à des assouplissements des régulations, remettant en question la réelle souveraineté numérique de la France.
Les chiffres à retenir
– 79% des dépenses en logiciels en 2025 pour des éditeurs américains.- 87 millions d’euros pour Microsoft par les collectivités en 2025.- 1,5 milliard d’euros estimés pour les achats publics de logiciels américains par an.- 5.587 demandes de divulgation reçues par Microsoft en 2025, satisfaites à 75%.- 60.000 demandes pour Google, satisfaites à 89%.
Ce que cela révèle
Ce rapport met en lumière l’hypocrisie d’un gouvernement qui prône la souveraineté tout en continuant de flirter avec les géants du numérique. La France, qui se veut protectrice de ses citoyens, semble plutôt jouer les figurants dans un drame où les intérêts américains dominent. Alors que le RN et l’extrême droite se présentent comme les champions de la défense nationale, ils ferment les yeux sur cette réalité criante. Leur discours sur la sécurité numérique ne tient pas face aux chiffres alarmants de la dépendance aux logiciels étrangers. En somme, le combat pour une souveraineté numérique semble être une promesse de campagne, et non une réalité tangible.
Ce qu’il faut retenir
La dépendance de la France aux solutions numériques américaines est une réalité alarmante que le rapport de l’Assemblée nationale met en lumière. Pour reprendre le contrôle, l’État doit impérativement favoriser les solutions open source et mettre en place des mes concrètes pour protéger la souveraineté numérique. La question reste : jusqu’où ira-t-on pour véritablement défendre cette souveraineté, ou s’agit-il simplement d’un discours de façade ?
Source : Olivier Devillers pour Localtis
