Château de la Causéga : un nouveau propriétaire pour un ancien bastion de l’extrême droite ?
Le fait principal
Le château de la Causéga, à Fontan, vient de changer de propriétaire, faisant désormais partie du patrimoine de la Communauté d’agglomération de la Riviera française (CARF). Cette acquisition, conclue pour un euro symbolique, marque le début d’un projet ambitieux de transformation du site en pôle agro-touristique.
Ce qui s’est passé
La signature de l’acte définitif le 24 septembre a été réalisée en présence d’Alexandra Masson, maire de Menton, et de plusieurs autres élus locaux. Le projet, qui vise à réhabiliter un domaine de plus de 22 000 m², inclut la création d’espaces de transformation agricole, d’hébergements touristiques et d’activités ludiques pour les enfants. Pour Sébastien Olharan, maire de Breil-sur-Roya, cette cession est « une belle avancée pour la vallée de la Roya ».
Le contexte
Depuis plusieurs années, le château était à l’abandon, après avoir été successivement la propriété de la Ville de Menton. Des projets précédents, tels que la création d’une colonie de vacances ou d’un centre médico-social, avaient échoué. La CARF a désormais l’intention de redonner vie à ce site emblématique en le transformant en un lieu d’accueil pour le tourisme et la production locale.
Les chiffres à retenir
- 22 000 m² : superficie totale du domaine.
- 50 % : part des subventions de l’État dans le cadre du programme « Avenir des vallées ».
- 1 euro : coût symbolique de la cession.
Ce que cela révèle
Ce projet soulève des questions sur la gestion des biens publics et l’efficacité des politiques de revitalisation. Alors que l’État promet des subventions, le passé du château, marqué par des projets avortés, laisse entrevoir un avenir incertain. Le discours des élus, promettant un renouveau, pourrait bien cacher une réalité plus complexe, où l’agro-tourisme se heurte aux défis économiques et sociaux de la vallée de la Roya.
Ce qu’il faut retenir
Le château de la Causéga, symbole d’un passé révolu, pourrait devenir un moteur de développement local, à condition que les promesses politiques se traduisent en actions concrètes. Reste à voir si cette renaissance sera à la hauteur des attentes des habitants de la vallée.
Source : Petites Affiches
