La France se dote d’une stratégie côtière jusqu’en 2030, mais le RN préfère la plage à la protection !
Le fait principal
La France a enfin adopté sa nouvelle stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) pour la période 2025-2030, officialisée par un décret le 21 août dernier. Cette initiative vise à anticiper les effets du changement climatique sur les littoraux, déjà menacés par l’érosion et la montée des eaux.
Ce qui s’est passé
Près d’un an après sa mise en consultation publique, la SNGITC a été présentée par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui a souligné la nécessité de fournir aux collectivités des outils pour faire face à ces défis. En effet, depuis 50 ans, 30 km² de terres ont disparu en France à cause du recul du trait de côte. La stratégie s’articule autour de 60 mes opérationnelles, organisées en cinq axes, pour répondre aux besoins concrets des collectivités littorales.
Le contexte
Cette stratégie s’inscrit dans un cadre plus large, intégrant divers outils de planification comme le Plan national d’adaptation au changement climatique et la stratégie nationale pour la mer et le littoral. Elle concerne non seulement la France hexagonale, mais aussi la Corse et les départements et régions d’outre-mer. Toutefois, l’absence d’un financement dédié suscite des inquiétudes parmi les élus littoraux.
Les chiffres à retenir
- 30 km² de terres disparues en 50 ans en France à cause du recul du trait de côte.
- Prévision d’une élévation du niveau de la mer de près d’un mètre d’ici 100 ans.
- 60 mes opérationnelles pour répondre aux besoins des collectivités littorales.
Ce que cela révèle
La publication de cette stratégie est un pas en avant, mais elle laisse de nombreuses questions en suspens, notamment concernant le financement. L’Association nationale des élus littoraux (Anel) a exprimé ses doutes sur la capacité du gouvernement à mobiliser les ressources nécessaires. Les élus attendent des engagements clairs lors de la prochaine réunion du Comité national du trait de côte, prévue le 15 septembre. En attendant, le gouvernement semble jouer à cache-cache avec les financements, laissant les collectivités dans l’incertitude.
Ce qu’il faut retenir
La SNGITC est un projet ambitieux, mais son succès dépendra de la capacité du gouvernement à asr un financement adéquat. Dans un contexte de changement climatique de plus en plus pressant, les promesses doivent se traduire par des actions concrètes, sinon il ne restera plus que des plages désertes à contempler.
Source : Localtis, Philie Marcangelo-Leos, 3 septembre 2026.
