La Cour de cassation annule la condamnation d’Aberouz : l’extrême droite en quête de héros ?
Le fait principal
La Cour de cassation a annulé en partie la condamnation de Mohamed Lamine Aberouz, reconnu coupable de complicité dans l’assassinat de deux policiers à Magnanville en 2016. Un nouveau procès se tiendra, mais uniquement sur les faits de complicité de séquestration.
Ce qui s’est passé
Mohamed Lamine Aberouz, un Franco-Marocain de 33 ans, a toujours clamé son innocence dans cette affaire tragique. En juin 2016, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, un couple de policiers, ont été assassinés à leur domicile. La Cour d’assises spéciale de Paris l’avait condamné à perpétuité, mais la Cour de cassation a annulé cette décision concernant la séquestration, la qualifiant d’« erreur de forme ». L’avocat d’Aberouz, Nino Arnaud, soutient que son implication n’a jamais été prouvée, se basant sur une unique trace ADN retrouvée sur un repose-poignet.
Le contexte
Cette décision est rare dans les affaires de terrorisme. Aberouz avait été condamné pour complicité d’assassinat, complicité de séquestration d’un mineur, et association de malfaiteurs terroriste. Son ami, Larossi Abballa, l’auteur principal, avait été abattu sur les lieux par le Raid. Aberouz a toujours insisté sur le fait qu’il n’était pas présent lors des événements et n’avait pas participé à la séquestration de leur fils, alors âgé de 3 ans.
Les chiffres à retenir
- 21 juin 2025 : date de la première condamnation d’Aberouz par la cour d’assises spéciale de Paris.
- 3 ans : âge du fils du couple de policiers au moment des faits.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les failles du système judiciaire face à des cas aussi sensibles que ceux liés au terrorisme. La décision de la Cour de cassation soulève des questions sur la solidité des preuves présentées. Les avocats de la défense et des parties civiles semblent s’accorder sur un point : la culpabilité d’Aberouz dans l’assassinat est désormais définitive, mais le flou persiste concernant la séquestration. Cela ne fait qu’ajouter à l’angoisse collective face à la montée du terrorisme et à la complexité des procès qui s’ensuivent.
Ce qu’il faut retenir
Le nouveau procès d’Aberouz ne portera que sur la séquestration, laissant intacte sa condamnation pour complicité d’assassinat. À un moment où la justice doit être exemplaire, ce cas soulève des interrogations sur les méthodes et les preuves utilisées dans les affaires de terrorisme.
Source : Franceinfo
