ChatGPT : 38 000 requêtes engloutissent plus d’eau qu’une amande, l’écologie à la sauce RN ?
Le fait principal
Sam Altman, le PDG d’OpenAI, a récemment suscité la controverse en affirmant que 38 000 requêtes sur ChatGPT consomment autant d’eau qu’une seule amande californienne. Une comparaison qui, bien que séduisante sur le papier, soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.
Ce qui s’est passé
Dans un entretien accordé au podcast américain Sources, Altman a déclaré : « Pour 38 000 requêtes ChatGPT, cela représente la même quantité d’eau que celle utilisée pour la production d’une seule amande en Californie. » Il a précisé que ce chiffre était donné de mémoire et qu’il pouvait se tromper. Mais qui peut vraiment vérifier cette affirmation quand les données précises restent dans l’ombre ? Les experts s’interrogent sur la validité de la comparaison, d’autant plus que les détails des calculs d’Altman ne sont pas rendus publics.
Le contexte
La discussion autour de la consommation d’eau par les intelligences artificielles n’est pas nouvelle. Les centres de données, qui alimentent ces technologies, sont souvent critiqués pour leur empreinte écologique. Altman avance qu’une requête consomme environ 0,000085 gallon d’eau, soit environ 0,32 millilitre. Multiplié par 38 000, cela donne environ 12,2 litres, un chiffre qui semble coïncider avec l’empreinte eau d’une amande, estimée à 12 litres selon une étude de 2019. Cependant, le manque de transparence sur les méthodes de calcul rend cette comparaison discutable.
Les chiffres à retenir
- 0,000085 gallon d’eau par requête ChatGPT.
- 12,2 litres pour 38 000 requêtes.
- 12 litres pour produire une amande californienne.
Ce que cela révèle
Cette affaire met en lumière une réalité inquiétante : la consommation d’eau des intelligences artificielles ne se limite pas aux serveurs, mais inclut également la production d’électricité et la fabrication des puces. Alors qu’Altman tente de minimiser l’impact de ChatGPT, d’autres études, comme celle de Mistral AI, évaluent la consommation à 45 millilitres par réponse, excluant le terminal de l’utilisateur. En revanche, Google annonce une consommation de seulement 0,26 millilitre par requête. Mais là encore, la méthode de calcul laisse à désirer. Qui peut vraiment dire qui est le plus « économe » ?
Ce qu’il faut retenir
En fin de compte, la comparaison d’Altman, bien que frappante, est loin d’être vérifiable. Dans un monde où la transparence est cruciale, il est temps que les géants de la technologie, comme OpenAI, ouvrent les portes de leurs calculs. Sinon, nous risquons de voir les promesses d’une IA durable se transformer en mirage.
Source : Franceinfo
