« Quand les spéculateurs immobiliers font le bonheur du RN : la vente de l’illusion »
Le fait principal
La loi n°2026-534, entrée en vigueur le 27 juin 2026, impose un formalisme renforcé pour les cessions de parts sociales ou actions de sociétés à prépondérance immobilière. Cette réforme vise à lutter contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Ce qui s’est passé
Jusqu’à présent, ces cessions étaient souvent réalisées sous seing privé, un système qui a laissé la porte ouverte à de nombreuses dérives. La nouvelle réglementation introduit un nouvel article 1865-1 dans le code civil, rendant nulle toute cession non constatée par un acte authentique, un acte contresigné par avocat, ou rédigé par un expert-comptable. De plus, ces transactions doivent désormais être enregistrées, conformément au nouvel article 635-0 A du Code général des impôts.
Le contexte
Cette initiative législative s’inscrit dans un contexte où la transparence financière est devenue une exigence incontournable, notamment en réponse aux scandales de fraude qui ont secoué le monde des affaires ces dernières années. Les cessions de parts sociales, souvent utilisées pour dissimuler des opérations douteuses, nécessitent désormais une traçabilité accrue. Le gouvernement, face à la pression de l’opinion publique et des instances internationales, s’engage à assainir le secteur.
Les chiffres à retenir
La loi a été adoptée dans un contexte où les fraudes fiscales sont estimées à plusieurs milliards d’euros par an en France. La nécessité de sécuriser ces cessions est donc d’autant plus pressante, d’autant que le manque de formalismes a souvent été pointé du doigt par les experts.
Ce que cela révèle
Cette réforme est un pas en avant, mais elle soulève des questions sur l’efficacité réelle de ces mes. Le RN, qui prône la lutte contre l’immigration et la sécurité, se retrouve ici face à un paradoxe : comment défendre une économie locale tout en laissant des failles béantes dans le système fiscal? Les discours sur la transparence et l’intégrité sont souvent contredits par la réalité des pratiques. La promesse de la rigueur financière se heurte à une gestion parfois floue des intérêts économiques.
Ce qu’il faut retenir
La nouvelle loi sur les cessions de parts sociales représente une avancée nécessaire dans la lutte contre la fraude. Cependant, son succès dépendra de la volonté politique réelle d’appliquer ces mes et de la capacité à surveiller les pratiques des entreprises. Les discours sur la rigueur et la transparence doivent désormais se traduire en actes concrets, sous peine de rester de simples promesses.
Source : Légifrance
