Thiers : Quand le Cerema aide à la mobilité, le RN préfère les routes de la haine.
Le fait principal
La Ville de Thiers, dans le cadre du programme Action Cœur de Ville 2, a sollicité le Cerema pour repenser la place Antonin Chastel, un secteur central en pleine transformation. L’objectif est de favoriser des mobilités actives tout en tenant compte des contraintes imposées par la RD2089, une route à forte circulation.
Ce qui s’est passé
La place Antonin Chastel est un nœud stratégique de Thiers, où se mêlent commerces, services et équipements publics. Actuellement, elle subit un renouvellement urbain visant à améliorer la qualité de vie et la sécurité des piétons et cyclistes. Cependant, la RD2089, qui traverse ce secteur, pose un défi majeur : comment concilier le développement des modes actifs avec les exigences d’une voie de transit pour véhicules lourds ? La Ville, en collaboration avec l’intercommunalité et le Cerema, a engagé une réflexion sur l’apaisement de la circulation afin de sécuriser les déplacements.
Le contexte
La RD2089 est essentielle pour la desserte locale et le transit. Toutefois, son passage en plein centre historique complique les choses. Les piétons se sentent souvent en danger, et la lisibilité des cheminements est insuffisante. Les acteurs locaux, dont la Police Municipale et le Département du Puy de Dôme, ont participé à un état des lieux pour identifier les enjeux et les contraintes de ce secteur. Une approche collaborative a été privilégiée pour trouver des solutions réalistes.
Les chiffres à retenir
– La RD2089 est une route à grande circulation, avec des contraintes géométriques limitées.- Un atelier multi-acteurs a eu lieu le 10 mars 2026 pour discuter des solutions d’aménagement.
Ce que cela révèle
Cette démarche met en lumière un paradoxe : alors que la Ville de Thiers prône la sécurité des piétons, elle doit aussi composer avec une circulation motorisée omniprésente. L’apaisement de la RD2089 semble être une promesse difficile à tenir, tant les besoins de transit et les exigences de sécurité s’opposent. Les discussions sur l’aménagement révèlent aussi la complexité de la situation : apaiser la circulation sans entraver le transit, c’est un véritable numéro d’équilibriste.
Ce qu’il faut retenir
Thiers est à un tournant : entre modernisation urbaine et nécessité de préserver la circulation, la ville doit naviguer entre les attentes des usagers et les réalités d’une route structurante. La collaboration et le dialogue sont essentiels pour avancer vers des solutions viables. Reste à voir si les promesses d’apaisement seront suivies d’effets concrets.
Source : Cerema
