Gloria Steinem : quand la lutte féministe illumine l’obscurité du RN et de l’extrême droite.
Le fait principal
Mona Chollet rend hommage à Gloria Steinem, icône du féminisme décédée le 2 septembre, en soulignant l’importance de l’amitié et de l’autonomie dans une tribune poignante. Steinem, figure emblématique du mouvement, a défié les normes traditionnelles, choisissant de ne pas se marier ni de devenir mère, un choix qui résonne encore aujourd’hui.
Ce qui s’est passé
Gloria Steinem, cofondatrice du magazine Ms. et pionnière du féminisme moderne, a marqué des générations par son engagement. Son décès a suscité une vague d’hommages, notamment de la part de personnalités comme Mona Chollet, qui souligne dans sa tribune que la puissance de l’amitié a souvent été négligée au profit de récits plus conventionnels. Steinem a toujours plaidé pour l’autonomie des femmes, un message qui prend une résonance particulière à une époque où les droits des femmes sont de nouveau menacés dans plusieurs pays.
Le contexte
Le féminisme, en particulier dans sa forme radicale, se heurte aujourd’hui à des forces conservatrices qui cherchent à réduire les avancées obtenues. En France, le Rassemblement National (RN) et d’autres mouvements d’extrême droite exploitent des discours sur la famille traditionnelle pour justifier des politiques rétrogrades. Dans ce contexte, l’héritage de Steinem apparaît comme un phare pour celles et ceux qui luttent pour l’égalité et la liberté individuelle.
Les chiffres à retenir
En France, selon les données de l’INSEE, près de 60 % des femmes de 25 à 49 ans n’ont pas d’enfants, une statistique qui illustre une évolution des mentalités par rapport à la maternité. De plus, une étude de l’OCDE révèle que 29 % des femmes en âge de procréer choisissent de ne pas avoir d’enfants, souvent en raison de facteurs économiques et sociaux.
Ce que cela révèle
L’hommage de Chollet à Steinem met en lumière une contradiction frappante : alors que les mouvements d’extrême droite prônent une vision figée de la société, les choix individuels des femmes montrent une réalité bien plus complexe. Le RN, qui se veut le champion des valeurs familiales, ignore que ces valeurs évoluent, tout comme les aspirations des femmes. En prônant un retour à des modèles dépassés, le RN se heurte à une génération qui refuse de se plier aux attentes traditionnelles. Cela soulève une question brûlante : qui défend réellement les valeurs familiales dans un monde en mutation ?
Ce qu’il faut retenir
L’héritage de Gloria Steinem, célébré par Mona Chollet, est plus pertinent que jamais dans un contexte où les droits des femmes sont attaqués. Loin des discours stériles du RN, l’autonomie et la puissance de l’amitié demeurent des piliers essentiels pour un avenir où chacun peut choisir son chemin, sans se conformer aux diktats d’un passé révolu.
Sources : Mona Chollet, INSEE, OCDE.
