Bordeaux : 28 % de pollution en moins, mais le RN préfère ignorer les chiffres qui dérangent !
Le fait principal
À Bordeaux, la mairie clame une baisse de 28 % de la pollution liée à la circulation. Mais derrière cette annonce, l’opposition dénonce ce qu’elle qualifie de « supercherie ».
Ce qui s’est passé
La polémique a éclaté lorsque Fabien Robert, ex-adjoint à la culture d’Alain Juppé, a contredit les chiffres avancés par le maire Pierre Hurmic. Selon lui, cette baisse de la pollution est trompeuse. En effet, le chiffre de 28 % ne concerne qu’un seul capteur, celui du boulevard Antoine-Gautier, et un seul polluant, le dioxyde d’azote (NO2). Les autres capteurs, eux, montrent une réalité plus nuancée, voire inquiétante.
Le contexte
La me de la pollution à Bordeaux est effectuée par l’observatoire Atmo, qui dispose de trois capteurs. Les données montrent que si le NO2 a effectivement diminué à un endroit, d’autres capteurs indiquent des baisses plus modestes, voire des hausses. De plus, la période retenue pour cette baisse spectaculaire englobe les années 2019 à 2023, incluant la pandémie de COVID-19, période où la circulation était fortement réduite. Une manipulation des chiffres, ou simplement un manque de rigueur ?
Les chiffres à retenir
– Baisse de 28 % du NO2 au boulevard Antoine-Gautier.- Diminution de 13 % du NO2 à la Bastide.- Baisse de 18 % des particules fines PM10 à Antoine-Gautier.- Hausse de 13 % des PM10 à la Bastide.- Entre 2020 et 2023, la baisse du NO2 n’est plus que de 6,5 %.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une tendance à embellir les chiffres pour donner une image plus favorable de la gestion municipale. Pierre Hurmic semble mélanger les résultats pour faire passer un message d’efficacité, alors que la réalité est bien plus complexe. Le bus G, par exemple, est présenté comme un facteur de réduction de la pollution, alors qu’il ne circule que depuis l’été 2024. Une belle illustration du concept d’« évaporation » des promesses politiques.
Ce qu’il faut retenir
À Bordeaux, les chiffres de la pollution sont aussi flous qu’un nuage de gaz d’échappement. Entre manipulations et réalités nuancées, la communication politique semble vouloir masquer une vérité moins reluisante. La ville est peut-être championne de la pollution, mais elle l’est aussi de la communication trompeuse.
Sources : Atmo, Sud Ouest
