Courcelles dit non à la fusion policière : quand l’union fait la force, mais pas chez les Carolo !
Le fait principal
La commune de Courcelles a catégoriquement rejeté, ce mardi matin, l’idée d’une fusion des zones de police de Charleroi Métropole. La bourgmestre Caroline Taquin (MR) a déclaré : « Aucune réunion, aucune étude, aucun groupe de travail ne seront acceptés à ce sujet ».
Ce qui s’est passé
Lors d’un conseil communal, le bourgmestre socialiste de Charleroi, Thomas Dermine (PS), a proposé de fusionner plusieurs zones de police, dont celles de Charleroi, Trieux (Courcelles et Fontaine l’Evêque), et d’autres communes environnantes. Dermine soutient que cette fusion permettrait une meilleure mutualisation des moyens. En réponse, Taquin a souligné que Charleroi souffre déjà d’un manque de policiers et que la fusion ne résoudrait pas ce problème.
Le contexte
La question de la fusion des zones de police n’est pas nouvelle. À Bruxelles, une telle fusion a été vue comme une « exception légale justifiée par la spécificité de la capitale », mais rejetée par le PS, le parti de Dermine, au motif qu’elle nuirait aux petites communes. Taquin a fait remarquer l’incohérence de la position du PS, qui semble vouloir appliquer une solution qu’il a lui-même critiquée.
Les chiffres à retenir
Bien que des chiffres précis sur le recrutement et la rétention des policiers dans la zone de Charleroi ne soient pas fournis, la bourgmestre souligne que la situation actuelle nécessite des réponses adaptées à la réalité locale.
Ce que cela révèle
Cette opposition à la fusion des zones de police met en lumière une tension politique palpable. D’un côté, Dermine prône une solution centralisatrice, tandis que Taquin défend la spécificité et les besoins des petites communes. La contradiction est frappante : le PS, qui s’oppose à une fusion à Bruxelles pour protéger les petites communes, semble oublier ce principe lorsqu’il s’agit de Charleroi. Une belle illustration de la flexibilité politique à l’œuvre.
Ce qu’il faut retenir
La réaction de Courcelles face à la proposition de fusion des zones de police souligne non seulement des enjeux locaux de sécurité, mais aussi des incohérences politiques au sein des partis. En fin de compte, la question demeure : qui défend vraiment les intérêts des petites communes ?
Source : La Dernière Heure
