Burkina, Mali, Niger : l’AES s’unit pour faire entendre sa voix… face à l’indifférence générale !
Le fait principal
La 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’ouvre ce 22 septembre à New York, et la Confédération des États du Sahel (AES) se prépare à faire entendre sa voix. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, unis dans un effort diplomatique, cherchent à mettre en avant leurs aspirations communes.
Ce qui s’est passé
Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont tenu une réunion préparatoire le 21 septembre. L’objectif ? Harmoniser leurs messages pour une présentation cohérente lors de l’événement parallèle sur la Confédération des États du Sahel. Le ministre burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a insisté sur la nécessité de porter eux-mêmes la voix de l’AES, sans laisser d’autres acteurs s’exprimer à leur place.
Le contexte
La Confédération des États du Sahel, récemment formée, cherche à renforcer sa position sur la scène internationale. En se réunissant à l’ONU, ces pays espèrent non seulement défendre leurs intérêts, mais aussi corriger les narratifs souvent biaisés qui entourent leur région. La volonté affichée de prendre en main leur propre discours est un signe fort d’autonomie politique.
Les chiffres à retenir
Bien que cet événement ne soit pas accompagné de chiffres précis, la présence de ces trois pays à l’ONU souligne leur engagement collectif face aux défis sécuritaires et socio-économiques qui les touchent. La population totale de ces pays dépasse les 40 millions d’habitants, un chiffre qui témoigne d’une richesse humaine souvent sous-estimée à l’international.
Ce que cela révèle
Cette démarche met en lumière les tensions entre le désir d’autonomie des pays du Sahel et les discours dominants qui les entourent. Alors que l’Occident continue de porter un regard critique sur la situation politique dans ces régions, la volonté de ces nations de s’exprimer elles-mêmes semble être une réponse directe à des années de stigmatisation. Ironiquement, alors que certains s’efforcent de les faire taire, ces pays se battent pour que leur voix soit entendue, un combat qui, espérons-le, ne sera pas étouffé par les échos des puissances occidentales.
Ce qu’il faut retenir
La participation des États du Sahel à l’Assemblée générale de l’ONU n’est pas qu’une simple formalité. C’est un acte de défi et une affirmation de leur droit à l’autodétermination. Alors que les regards se tournent vers New York, il est crucial de garder à l’esprit que derrière les discours diplomatiques se cachent des réalités complexes et des aspirations profondes.
Source : DCRP/MAE
