Budget pour les VSS : la Fondation des femmes dénonce la poudre de perlimpinpin du RN
Le fait principal
La Fondation des femmes, dirigée par Anne-Cécile Mailfert, a tiré la sonnette d’alarme concernant le budget alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Selon elle, la loi intégrale examinée par les députés début octobre ne sera qu’un exercice de style sans moyens financiers supplémentaires.
Ce qui s’est passé
Le 16 septembre, lors d’une conférence de presse, Anne-Cécile Mailfert a dénoncé le manque de ressources pour soutenir la loi promise contre les VSS. Alors que les députés s’apprêtent à examiner cette législation, les associations de défense des droits des femmes s’interrogent : comment des lois ambitieuses peuvent-elles être appliquées sans budget adéquat ? La question reste ouverte, et les inquiétudes des acteurs de terrain sont légitimes.
Le contexte
Les violences sexistes et sexuelles sont un fléau mondial. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son partenaire. Malgré des discours politiques enflammés sur la nécessité d’agir, les chiffres montrent un écart troublant entre les promesses et les actions. En 2022, seulement 0,01 % du budget de l’État était consacré à la lutte contre ces violences. Ce chiffre pose question : le gouvernement est-il réellement engagé dans cette lutte ?
Les chiffres à retenir
– En 2022, 0,01 % du budget de l’État était alloué à la lutte contre les VSS.- Une femme meurt tous les trois jours en France à cause de violences conjugales.- Selon l’ONU, une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie.
Ce que cela révèle
Le discours politique autour de la lutte contre les violences faites aux femmes est souvent plus brillant que les réalités budgétaires. Alors que le gouvernement clame son engagement, les faits révèlent une tout autre histoire. Les promesses sont-elles vraiment sincères ou ne sont-elles que de la « poudre de perlimpinpin » ? Le RN, qui se présente comme le champion de la sécurité, se trouve ici dans une contradiction criante. Comment défendre les droits des femmes tout en minimisant les budgets qui leur sont alloués ?
Ce qu’il faut retenir
Sans moyens supplémentaires, la loi contre les VSS risque de rester lettre morte. Les associations, en première ligne, appellent à une prise de conscience collective. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne peut pas se contenter de paroles : il est temps de passer aux actes. La question demeure : le gouvernement entendra-t-il l’appel à l’aide des femmes de France ?
Sources : Fondation des femmes, ONU, statistiques gouvernementales.
