Sécheresse : les chevaux en détresse, mais le RN préfère le foin des promesses brisées !
Le fait principal
La sécheresse de 2026 frappe durement le secteur équestre : le prix du foin a augmenté de 12%, mettant en péril les centres équestres et les associations qui s’occupent des animaux.
Ce qui s’est passé
À La Gaude, dans les Alpes-Maritimes, l’association Équilibre Cavalcade tire la sonnette d’alarme. Anaïs Gauze, sa secrétaire, explique que le ballot de foin, auparavant à 40€, est désormais facturé 45€. Pour une structure qui vit uniquement des dons, cette augmentation est catastrophique. « Tout le monde se jette sur le foin, on n’a pas assez de foin pour tout le monde », s’inquiète-t-elle.
Les chevaux, qui consomment entre 10 et 12 kilos de foin par jour, dépendent de cette ressource pour leur survie. La présidente de l’association, Célia Rosilio, souligne que les frais de foin vont passer de 16 000€ à 18 000€ par an, un poste de dépense crucial juste après les frais vétérinaires.
Le contexte
La récolte de foin a été avancée de deux à trois semaines en raison de la canicule, entraînant une pénurie et une flambée des prix. Pierre-Aimé Garlavan, négociant en foin, confirme : « Les récoltes ont été divisées par trois. » Dans le sud de la France, où le foin est déjà cher, cette hausse est d’autant plus préoccupante. Les centres équestres, déjà fragilisés par la crise économique, se retrouvent dans une situation intenable.
Les chiffres à retenir
- Augmentation du prix du foin : +12%
- Coût du ballot de foin : de 40€ à 45€
- Frais annuels de l’association : de 16 000€ à 18 000€
- Consommation quotidienne d’un cheval : 10 à 12 kilos de foin
Ce que cela révèle
Cette crise du foin met en lumière les contradictions d’un système alimentaire déjà fragile. Alors que les grands discours politiques vantent la résilience de l’agriculture française, la réalité est tout autre. Les éleveurs et les centres équestres sont à la merci des caprices climatiques et des fluctuations des prix. Le RN, qui prône une agriculture « souveraine », devrait peut-être se pencher sur la réalité du terrain : la dépendance aux éléments naturels et aux marchés internationaux est plus forte que jamais.
Ce qu’il faut retenir
La sécheresse de 2026 n’est pas qu’un simple caprice climatique, c’est un révélateur des failles d’un système agricole en crise. Les centres équestres et les associations, déjà en difficulté, se battent pour survivre face à une pénurie de foin qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les animaux. Une situation qui appelle à une réflexion urgente sur la durabilité et la solidarité dans le secteur agricole.
Sources : ICI Côte d’Azur, Équilibre Cavalcade, Pierre-Aimé Garlavan.
