Bordeaux : les voitures flasheuses, promesses de recettes en berne pour 2025, merci qui ?
Le fait principal
À Bordeaux, le système de stationnement payant, introduit avec le forfait post-stationnement (FPS), pourrait connaître une baisse significative de ses revenus en 2025. Après avoir rapporté 12,1 millions d’euros en 2024, les prévisions pour cette année indiquent un possible repli à seulement 11,2 millions d’euros.
Ce qui s’est passé
Depuis 2018, les contraventions pour stationnement non payé ont été remplacées par un FPS, une redevance qui s’applique lorsque les automobilistes ne paient pas ou dépassent leur temps de stationnement. À Bordeaux, ce tarif s’élève à 35 euros en zone rouge et 30 euros en zone verte. En 2024, le FPS avait rapporté 12,1 millions d’euros, mais pour le premier semestre de 2025, seulement 5,6 millions d’euros ont été collectés. Didier Jeanjean, adjoint chargé de la nature en ville, évoque une « maturité du système » et as qu’aucune extension du secteur payant n’est prévue.
Le contexte
Le système de FPS a été mis en place pour désengorger les tribunaux, remplaçant ainsi les amendes traditionnelles. La gestion de ce contrôle est désormais confiée à des voitures flasheuses, qui, selon Jeanjean, ne couvrent pas plus de terrain que les agents municipaux d’antan. Ce changement a été opéré dans un contexte où la commune de Bordeaux, avec ses 27 000 places de stationnement payant, a déjà atteint un plateau dans l’extension de ce service.
Les chiffres à retenir
– 12,1 millions d’euros : revenus du FPS en 2024.- 11,6 millions d’euros : revenus du FPS en 2023.- 5,6 millions d’euros : revenus du FPS pour le premier semestre 2025.- 35 euros : tarif du FPS en zone rouge.- 30 euros : tarif du FPS en zone verte.- 27 000 : nombre de places de stationnement payant à Bordeaux.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une gestion des finances publiques qui semble stagner. Alors que le discours officiel évoque une « maturité » du système, les chiffres suggèrent une réalité bien moins réjouissante. La pause dans l’extension du secteur payant pourrait être interprétée comme un aveu d’échec, dans un contexte où la Métropole cherche à financer des politiques de mobilité. À quand la fin de la cacophonie entre promesses et réalité ? Comme souvent, les chiffres parlent d’eux-mêmes, mais qui écoute vraiment ?
Ce qu’il faut retenir
La gestion du stationnement à Bordeaux se heurte à une réalité économique peu reluisante. Le FPS, censé alléger les caisses de la municipalité, pourrait bien devenir un fardeau. Les promesses d’une mobilité fluide semblent s’évanouir face à des chiffres en baisse, laissant entrevoir une gestion plus préoccupée par l’image que par l’efficacité réelle.
Sources : article sur le stationnement à Bordeaux.
