Longueuil : un jeune tué par la police, l’extrême droite applaudit le « maintien de l’ordre » !
Le fait principal
Un an après la mort tragique de Nooran Rezayi, abattu par un policier à Longueuil, sa famille et ses amis continuent de réclamer justice. Lundi soir, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le commissariat du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) pour honorer sa mémoire.
Ce qui s’est passé
Le 21 septembre 2025, Nooran, un adolescent de 15 ans, a été tué par un policier. Lors de la veillée, ses proches arboraient des chandails et des masques en appelant à mettre fin à la violence policière. Des pancartes portaient des slogans tels que « Police partout, justice nulle part ». Les discours des participants étaient empreints de colère et de désespoir, illustrant la profondeur de la douleur et de l’incompréhension face à cette perte.
Le contexte
La famille de Nooran a été maintenue dans l’incertitude concernant les détails de l’incident, notamment l’identité de l’agent impliqué. Les avocats de la famille, Me Fernando Belton et Me Virginie Dufresne-Lemire, ont souligné que 11 jeunes présents ce jour-là avaient été accusés de plusieurs infractions, mais que les poursuites avaient été suspendues. Ce flou juridique exacerbe le sentiment d’injustice ressenti par la communauté.
Les chiffres à retenir
En décembre dernier, la famille de Nooran a déposé une poursuite contre le SPAL pour plus de 2 millions de dollars, dénonçant un usage disproportionné de la force, l’agent ayant tiré sur le garçon quelques secondes après son arrivée sur les lieux. Le climat entre les jeunes et la police s’est depuis considérablement détérioré, alimentant un cycle de méfiance et de tension.
Ce que cela révèle
La situation soulève des questions cruciales sur la responsabilité policière et l’usage de la force. Le rappeur montréalais Raccoon, qui s’est exprimé au nom des amis de Nooran, a dénoncé l’intimidation systématique des forces de l’ordre envers les jeunes, qui se sentent de plus en plus criminalisés sans raison valable. Cela pose un réel défi à la crédibilité de la police et à la confiance du public.
Ce qu’il faut retenir
La mort de Nooran Rezayi n’est pas qu’une tragédie personnelle, mais un révélateur des tensions entre la police et les communautés qu’elle est censée protéger. Un an après, les questions demeurent sans réponse, et les appels à la justice résonnent plus fort que jamais.
Sources : Artia13, Denis Germain, collaboration spéciale.
