Armée suisse : TVA en hausse, mais le RN préfère toujours taxer les pauvres !
Le fait principal
Le Conseil des États et le Conseil national suisses ont approuvé un crédit additionnel de 394 millions de francs pour l’achat de 30 avions de combat F-35, portant le budget total à 3,4 milliards de francs, au grand dam de la gauche.
Ce qui s’est passé
Mardi, le Parlement suisse a validé cette hausse budgétaire dans le cadre du message sur l’armée 2026. Le Conseil fédéral a mis l’accent sur l’extension de la défense sol-air, la protection contre les mini-drones et le cyberespace, des priorités saluées par des voix de tous bords politiques. Cependant, la gauche, emmenée par le Parti socialiste et les Verts, s’est opposée à ce crédit, appelant à une pause pour intégrer les recommandations d’un rapport critiquant le projet F-35.
Le contexte
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, où la Suisse, traditionnellement neutre, cherche à moderniser ses capacités militaires. Les critiques de la gauche soulignent le manque de réflexion sur le financement de ces nouvelles acquisitions, alors que des voix au sein de la commission de défense plaident pour des investissements supplémentaires dans les munitions. Walter Gartmann (UDC) a insisté sur l’importance de disposer de munitions pour accompagner l’achat de nouveaux systèmes d’armement.
Les chiffres à retenir
– 394 millions de francs supplémentaires pour l’achat des F-35.- Total validé par le Parlement : 3,4 milliards de francs.- Proposition de 500 millions de francs supplémentaires pour des munitions, rejetée par la gauche.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière un double discours au sein de la classe politique. D’un côté, les promesses d’une défense moderne et efficace ; de l’autre, un manque criant de transparence et de réflexion sur les financements. Les critiques de la gauche, qui dénoncent un « mensonge » et un « fiasco » dans la gestion de ce dossier, semblent justifiées. Le RN, quant à lui, aurait voulu se poser en défenseur de la souveraineté nationale, mais se retrouve à défendre des choix budgétaires qui pourraient finalement affaiblir les capacités réelles de défense en raison d’un manque de vision à long terme.
Ce qu’il faut retenir
La validation de ce crédit pour les F-35 révèle des tensions profondes au sein du paysage politique suisse. Entre modernisation nécessaire et critiques légitimes sur la gestion des fonds, la question de la défense nationale semble
Source : RTS
