Cisjordanie en panne : deux heures d’attente à la pompe, et toujours pas d’essence en vue !
Le fait principal
Depuis le début de la guerre entre Israël et l’Iran le 13 juin, la Cisjordanie est frappée par une pénurie de carburant alarmante. Les files d’attente s’allongent devant les stations-service, laissant de nombreux habitants dans l’impossibilité de faire le plein.
Ce qui s’est passé
Les habitants de la Cisjordanie, inquiets de la situation, se précipitent vers les stations pour remplir leurs réservoirs. Sundus Ali, journaliste à Tulkarem, témoigne : « J’ai attendu deux heures à la pompe. Quand mon tour est enfin arrivé, il n’y avait plus une goutte d’essence. » Cette pénurie est aggravée par la fermeture temporaire de champs gaziers israéliens, réduisant de près de deux tiers la production de gaz et redirigeant les camions-citernes vers l’armée israélienne, selon Mohammad Abu Al-Rob, directeur de l’Autorité palestinienne.
Le contexte
Les autorités palestiniennes affirment que l’approvisionnement en carburant continue normalement, mais sur le terrain, la réalité est bien différente. Les vidéos et témoignages des réseaux sociaux montrent des pompes souvent à sec. En outre, la situation est exacerbée par un réseau de 900 checkpoints en Cisjordanie, rendant les déplacements entre les villes presque impossibles. Cette restriction de la mobilité, loin de réduire la consommation, incite les gens à faire des réserves par peur de manquer.
Les chiffres à retenir
- Réduction de près de deux tiers de la production de gaz en Israël en raison de la guerre.
- Une bouteille de gaz, qui coûtait moins de 60 dollars avant le conflit, a grimpé à 90 dollars en six jours.
- 900 checkpoints et barrages entravent les déplacements en Cisjordanie.
Ce que cela révèle
La crise du carburant en Cisjordanie met en lumière les contradictions entre les déclarations des autorités et la réalité vécue par les habitants. Alors que les responsables asnt que tout va bien, les citoyens se battent pour trouver du carburant, faisant face à des prix exorbitants et des pénuries. Sundus Ali appelle à un sursaut de responsabilité collective : « Si on n’a pas besoin de faire le plein, on ne doit pas le faire. » Mais dans un climat de peur et d’incertitude, cette logique semble difficile à appliquer.
Ce qu’il faut retenir
La pénurie de carburant en Cisjordanie est symptomatique d’une crise plus large, exacerbée par la guerre et les restrictions militaires. Les promesses des autorités se heurtent à une réalité désespérante, où chaque citoyen doit naviguer dans un océan d’incertitudes pour satisfaire ses besoins les plus basiques.
Sources : France 24, Reuters, Arab News
