Quand l’algorithme gère mieux que le RN : la promesse de l’efficacité face à l’incompétence !
Le fait principal
L’intelligence artificielle (IA) s’immisce de plus en plus dans le management des entreprises, soulevant des inquiétudes quant à la substitution du jugement humain par des algorithmes. La CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) s’alarme de cette tendance et appelle à un encadrement strict de l’usage de ces technologies dans le monde du travail.
Ce qui s’est passé
Le 25 août 2026, la CFTC a publié une déclaration dénonçant l’essor du management algorithmique, qui permet d’organiser et d’évaluer l’activité salariale à l’aide de systèmes automatisés. Bien que l’utilisation de l’IA puisse optimiser certaines tâches, la CFTC insiste sur la nécessité de conserver le contrôle humain sur toutes les décisions managériales. Les exemples d’abus dans des entreprises comme Amazon et Deliveroo illustrent les dangers d’une telle approche.
Le contexte
Le management algorithmique repose sur des systèmes informatiques qui surveillent et évaluent le travail des employés, souvent au détriment de leur bien-être. Dans des secteurs comme la logistique, les technologies de surveillance entraînent une pression accrue sur les travailleurs, qui doivent composer avec des cadences de travail effrénées. La CFTC souligne que sans un cadre légal et un dialogue social approprié, ces transformations pourraient gravement affecter la santé des salariés.
Les chiffres à retenir
Une étude de l’Anses en mars 2025 a révélé que les plateformes de livraison numérique, utilisant massivement des algorithmes, poussent les livreurs à adopter des comportements néfastes pour leur santé, tels que l’accélération des rythmes de travail et l’augmentation des heures de travail. En outre, l’article 22 du RGPD offre une protection aux salariés, stipulant qu’ils ont le droit de refuser une décision prise uniquement par une machine.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les contradictions de l’économie numérique, où l’optimisation par la technologie se heurte à la dignité humaine. Les promesses de productivité et d’efficacité s’accompagnent d’un coût social élevé. La CFTC appelle à un renouvellement du dialogue social, insistant sur le fait que l’IA doit rester un outil d’assistance, et non un substitut à la gestion humaine. En d’autres termes, le management algorithmique ne doit pas devenir un prétexte pour déshumaniser le travail.
Ce qu’il faut retenir
La montée en puissance de l’intelligence artificielle dans le management soulève des questions cruciales sur la dignité et la santé des travailleurs. La CFTC appelle à une régulation stricte et à un dialogue social approfondi pour éviter que l’IA ne remplace l’humain dans le monde du travail. La technologie doit être au service de l’homme, et non l’inverse.
Source : CFTC
