Confession tardive : l’ex-évêque de Lourdes accusé d’agressions, un péché bien caché !
Le fait principal
Une nouvelle accusation d’agression sexuelle vise Mgr Théas, ancien évêque de Lourdes, dans le cadre du scandale de Bétharram. Cette révélation, à une semaine de la visite du Pape, ravive la colère des collectifs de victimes qui dénoncent une gestion de crise insuffisante de l’Église.
Ce qui s’est passé
Frédéric, 65 ans, ancien élève de Notre-Dame de Bétharram, accuse Monseigneur Pierre-Marie Théas, évêque de 1947 à 1970, d’agressions sexuelles survenues dans les années 1970. Les faits auraient eu lieu dans un appartement mis à disposition par la congrégation. Un communiqué de l’actuel évêque de Lourdes, Mgr Jean-Marc Micas, a confirmé ces accusations le 19 septembre 2026, suite à un article de Médiapart.
Le contexte
Cette affaire s’inscrit dans un long historique de plaintes concernant des abus sexuels au sein de l’institution religieuse, notamment à Bétharram. Plus de 250 plaintes ont été déposées dans ce cadre. Alors que le Pape Léon XIV doit visiter Lourdes, les collectifs de victimes se sentent méprisés, d’autant plus que leurs demandes de rencontre avec le Saint-Père ont été refusées.
Les chiffres à retenir
- Plus de 250 plaintes déposées dans l’affaire de Bétharram.
- Une vingtaine de religieux de la congrégation mis en cause pour des agressions sexuelles entre 1950 et 2010.
Ce que cela révèle
Cette révélation souligne non seulement l’ampleur des abus au sein de l’Église, mais aussi la gestion opaque des crises par l’institution. Mgr Micas, tout en se disant « sous le choc », rappelle que Mgr Théas n’est plus là pour se défendre, laissant un flou pesant sur la vérité des faits. Alain Esquerre, porte-parole des victimes, s’interroge sur la sincérité de l’Église, qui semble plus préoccupée par sa réputation que par le sort des victimes.
Ce qu’il faut retenir
Les accusations contre Mgr Théas ravivent des bless anciennes et mettent en lumière l’inertie de l’Église face à des scandales récurrents. Alors que le Pape se prépare à rencontrer quelques victimes, le mépris des collectifs de victimes est un signal alarmant sur l’état de l’institution. L’heure est à la réforme et à la transparence, mais pour l’instant, le silence et le déni semblent dominer.
Sources : Médiapart, communiqué de Mgr Jean-Marc Micas.
