Loi sur la transparence salariale : les femmes toujours sous-payées, le RN applaudit !
Le fait principal
Le 9 septembre, le gouvernement français présentera son projet de loi sur la transparence salariale, censé mettre fin aux inégalités de rémunération entre femmes et hommes. Un bel objectif, mais la réalité pourrait bien être plus complexe.
Ce qui s’est passé
Le texte vise à transposer une directive européenne sur l’égalité de rémunération, qui exige des employeurs qu’ils justifient les différences de salaire par des critères objectifs. En théorie, cela semble prometteur. En pratique, l’écart salarial entre les sexes dans le privé reste alarmant : les femmes ont perçu en moyenne 22 060 euros en 2024, contre 28 220 euros pour les hommes, soit une différence de 21,8 %. Loin d’être un détail, cette disparité est le reflet d’une réalité bien ancrée.
Le contexte
La France s’attaque à un problème persistant. Les femmes représentent 42 % des salariés du privé, mais ne détiennent que 24 % des postes les mieux rémunérés. À l’heure où le gouvernement promet de lutter contre ces inégalités, on se demande si cette loi sera vraiment un tournant ou simplement une nouvelle couche de vernis sur un système déjà bien rouillé.
Les chiffres à retenir
- Écart salarial moyen : 21,8 %
- Revenu moyen des femmes : 22 060 euros
- Revenu moyen des hommes : 28 220 euros
- Écart en équivalent temps plein : 14 %
- Écart à poste équivalent : 3,6 %
Ce que cela révèle
Il est facile de brandir une loi comme un bouclier contre les inégalités. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : même à travail égal, les femmes continuent d’être sous-représentées dans les postes à forte rémunération. La promesse d’une égalité salariale semble être un vœu pieux, tant que les femmes sont écartées des promotions, des primes, et des responsabilités. La transparence ne résout pas tout, elle ne fait que révéler des inégalités bien ancrées.
Ce qu’il faut retenir
La loi sur la transparence salariale pourrait bien être un pas dans la bonne direction, mais tant que les structures discriminatoires subsistent, le chemin vers l’égalité salariale reste semé d’embûches. En attendant, les femmes continueront de voir leurs compétences sous-évaluées et leur travail, sous-rémunéré.
Source : La Tribune, Insee
