Maurice en tête, le Maroc deuxième : l’éducation en Afrique, un défi que le RN ignore !
Le fait principal
Maurice se hisse en tête des pays africains au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) 2025 en mathématiques, avec un score de 407 points, devançant le Maroc, le Kenya, la Zambie et le Rwanda. Pourtant, à l’échelle mondiale, les écarts sont abyssaux.
Ce qui s’est passé
Dans cette édition 2025, seuls cinq pays africains ont participé : Maurice, Maroc, Kenya, Zambie et Rwanda. Maurice, avec ses 407 points, se classe 56e mondial, tandis que le Maroc, deuxième en Afrique, n’atteint que 355 points (79e mondial). Les autres pays, comme le Kenya (326 points), la Zambie (314 points) et le Rwanda (312 points), peinent à suivre.
Le contexte
Ce classement met en lumière les disparités éducatives à l’échelle mondiale. Les juridictions chinoises (B-S-J-Z) dominent le classement avec 612 points, suivies par Singapour (563 points) et Macao (549 points). Maurice, bien qu’il soit le meilleur élève africain, reste éloigné des standards internationaux, notamment de la moyenne de l’OCDE qui est de 463 points.
Les chiffres à retenir
- Maurice : 407 points (56e mondial)
- Maroc : 355 points (79e mondial)
- Kenya : 326 points (87e mondial)
- Zambie : 314 points (88e mondial)
- Rwanda : 312 points (89e mondial)
- Moyenne OCDE : 463 points
Ce que cela révèle
Malgré sa position de leader africain, Maurice a connu un recul par rapport à 2010, où il avait obtenu 420 points. Une baisse de 13 points qui soulève des questions sur la qualité de l’éducation dans le pays. En comparaison, Singapour, avec 563 points, affiche un écart de 156 points, témoignant d’une réalité éducative éloignée. À Maurice, seulement 1 % des élèves atteignent les niveaux 5 ou 6 en mathématiques, contre 37 % à Singapour. Un constat accablant qui souligne l’ironie d’une fierté nationale face à des résultats si mitigés.
Ce qu’il faut retenir
Maurice se distingue dans un contexte africain, mais reste à la traîne par rapport aux standards mondiaux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le chemin vers l’excellence éducative est encore long, et il serait peut-être temps de se poser les vraies questions sur les priorités éducatives dans le pays.
Source : Défi Média
