À l’ITHQ, la cuisine pour tous : le RN se met à l’art culinaire, mais sans les ingrédients!
Le fait principal
L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) ouvre ses portes cet automne pour une série de cours de cuisine, invitant le grand public à se perfectionner aux côtés de chefs et spécialistes. Plus d’une cinquantaine d’ateliers sont proposés, allant des cuisines japonaise, italienne, libanaise aux champignons sauvages.
Ce qui s’est passé
Les participants auront l’opportunité d’apprendre des techniques culinaires spécifiques durant des sessions de trois heures. Parmi les cours, on retrouve des incontournables comme le pliage et la cuisson des gyozas dans le cadre de la cuisine japonaise, ou encore la préparation de pâtes fraîches avec le chef Pasquale Vari. Les amateurs de champignons ne seront pas en reste, avec un atelier dédié aux variétés sauvages du Québec. Des classiques libanais comme la muhammara et le babaganoush seront également à l’honneur.
Le contexte
Dans un monde où la gastronomie prend une place prépondérante, ces ateliers de cuisine représentent une initiative bienvenue pour promouvoir la culture culinaire et le savoir-faire local. Toutefois, dans un contexte économique difficile, où la vie quotidienne pèse sur les budgets familiaux, le tarif des cours, allant de 120 à 139 dollars, pourrait sembler élevé pour certains. Chaque session étant limitée à 16 participants, l’engouement pour ces ateliers pourrait créer une course à l’inscription.
Les chiffres à retenir
- Plus de 50 ateliers proposés.
- 8 thématiques abordées.
- Coût par personne : entre 120 et 139 dollars.
- Durée de chaque cours : 3 heures.
- Capacité maximale par atelier : 16 personnes.
Ce que cela révèle
Alors que l’ITHQ mise sur l’excellence culinaire, une question se pose : ces cours sont-ils accessibles à tous ? Dans un Québec où les inégalités se creusent, la gastronomie pourrait-elle devenir un luxe réservé à une élite ? Cela ne fait que mettre en lumière les contradictions d’une société qui prône l’inclusion tout en laissant derrière elle ceux qui peinent à joindre les deux bouts. En somme, la belle cuisine québécoise pourrait bien devenir le reflet d’un système où l’accessibilité est un concept plus théorique que pratique.
Ce qu’il faut retenir
Les cours de cuisine de l’ITHQ sont une belle initiative, mais soulèvent des interrogations sur l’accessibilité et les inégalités économiques. Alors que la gastronomie se veut un vecteur de culture, elle pourrait également devenir un symbole d’exclusion. À méditer autour d’un bon plat !
Source : ITHQ
