En Turquie, la justice décapite la direction du principal parti d’opposition

En Turquie, la justice place un ancien dirigeant à la tête du CHP, suscitant l’inquiétude parmi les opposants

Le jeudi 21 mai, une décision judiciaire a conduit à la nomination de Kemal Kiliçdaroglu, ancien président du principal parti d’opposition, le CHP, écarté depuis 2023. Cette décision a provoqué une onde de choc chez les opposants au président islamo-nationaliste turc, Recep Tayyip Erdogan. Le quotidien kémaliste Cumhuriyet évoque un “coup d’État contre la démocratie”, tandis que le journal de gauche Birgün appelle à la “Résistance contre le coup d’État”, un sentiment partagé par l’ensemble de la presse d’opposition.

Le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, actuellement emprisonné, a déclaré : “Ce n’est pas un coup contre le CHP mais contre la démocratie”, selon le média en ligne Diken.

Kiliçdaroglu a dirigé le CHP pendant plus de treize ans, mais sa défaite face à Erdogan en 2023 avait entraîné des critiques sur son charisme et sa conciliation envers le pouvoir. Il avait perdu sa position lors d’un congrès en automne 2023, congrès récemment annulé pour “irrégularités” par la justice turque.

Cette situation soulève des interrogations sur l’état de la démocratie en Turquie et l’avenir du CHP, dans un climat déjà tendu pour les forces d’opposition.

Source : Cumhuriyet, Birgün, Diken

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