Le Starship V3, plus rapide que jamais, a décollé : des succès et un crash à 1450 km/h
Cette nuit, SpaceX a réalisé un vol historique à Starbase, au Texas, en lançant le douzième vol d’essai (IFT-12) de son Starship. Ce tir marque l’inauguration de la « Version 3 » (V3) de son méga-lanceur, propulsé par les nouveaux moteurs Raptor 3. Bien que le vol ait rencontré des difficultés, les objectifs majeurs de cette nouvelle architecture ont été atteints.
La révolution V3 : plus grand, plus puissant, plus épuré
Le duo composé du Booster 19 et du Ship 39 représente une avancée significative dans le programme Starship. Avec une hauteur de 124 mètres grâce à des réservoirs allongés, le système augmente sa capacité de charge. Le moteur Raptor 3, qui équipe cette version, se distingue par sa conception simplifiée, intégrant des canaux de refroidissement imprimés en 3D, ce qui réduit son poids d’environ 33 tonnes. Ce moteur développe près de 280 tonnes de poussée.
Une poussée monumentale, mais quelques ratés des moteurs
Les 33 moteurs Raptor 3 ont propulsé le Starship dans le ciel texan avec une puissance inédite. Le moment critique de « Max Q », où les contraintes atmosphériques sont maximales, a été atteint plus tôt que dans les versions précédentes. Cependant, une alerte a été signalée avec l’extinction d’un moteur à T+1min32. Malgré cette défaillance, l’ordinateur de bord a ajusté la trajectoire, et la séparation à chaud a été réalisée avec succès.
Le Booster 19 rate son retour en mer
Le retour du Booster 19 vers le golfe du Mexique a été problématique. Lors de la manœuvre de retour, le booster n’a pas réussi à rallumer tous les moteurs nécessaires, entraînant un amerrissage brutal à plus de 1450 km/h, ce qui a causé sa destruction instantanée. Il est à noter qu’aucun rattrapage par les bras de la tour Mechazilla n’était prévu pour ce vol d’essai.
Le Ship 39 brille dans l’océan Indien
Malgré des difficultés durant la montée, le Ship 39 a réussi à atteindre l’orbite suborbitale. Il a validé plusieurs étapes cruciales pour son avenir commercial, notamment le déploiement de charges utiles. La rentrée atmosphérique a également confirmé la robustesse du nouveau bouclier thermique, avec un amerrissage contrôlé dans l’océan Indien.
Ce vol a été un pas important pour SpaceX, validant l’architecture globale du Starship, alors que les échéances des missions lunaires Artemis de la NASA approchent.
Source : Les Numériques
