Abdallah Chatila est-il encore propriétaire de la banque qu’il a tant désirée ?
La situation de Trade X, ancienne filiale suisse de la Sberbank russe, est marquée par des turbulences financières et des incertitudes réglementaires. Selon des sources, la Finma, l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers en Suisse, pourrait avoir lancé une enquête pour éclaircir d’éventuelles infractions liées au processus d’attribution des obligations qui ont permis l’acquisition de la banque par le groupe m3 en 2022.
La Finma a déclaré qu’elle examine systématiquement toute information sur des violations potentielles du droit suisse des marchés financiers, sans commenter des cas spécifiques.
Tensions au sein du management
Des tensions au sein de la direction de Trade X se sont accentuées, notamment avec le remplacement de Camille Sednaoui, ancien CEO, par Florian Lang, ce qui pourrait avoir été un licenciement déguisé. La responsable des risques, Viviane Gabbard, a également quitté ses fonctions. Ces changements de direction sont perçus comme brutaux par certains anciens employés.
Actionnariat flou
Au moment de l’acquisition, le groupe m3 d’Abdallah Chatila détenait 90% de la banque, tandis que Stephen Lynch en détenait 10%. Toutefois, de nombreuses transactions ont eu lieu depuis, rendant la situation complexe. En novembre 2025, Chatila affirmait détenir 74% des actions, mais en février 2026, il a semblé confus sur son pourcentage réel, oscillant entre 60% et 66%.
Liens financiers et surveillance
Des questions se posent également concernant les relations de Trade X avec des entités possiblement liées à la Russie, notamment des sociétés offshore ayant acquis des obligations et, potentiellement, des actions de la banque. La Finma avait annoncé une surveillance étroite de Trade X, mais des liens avec des personnes sous sanctions soulèvent des préoccupations.
Conclusion
La situation de Trade X et de son actionnariat reste floue, avec des tensions internes et des enquêtes potentielles de la Finma. Abdallah Chatila semble perdre le contrôle sur sa banque, et la complexité des relations financières pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de l’institution.
Source : Heidi.news
