« 9 Milliards pour 64 Projets : Une Relance Économique ou un Mirage ? »
Une enveloppe de 9 milliards de francs pour 64 projets, mais la réalité calédonienne reste au point mort. Ironie d’un plan de relance qui semble plus une promesse qu’une solution.
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INTRODUCTION
Mercredi 25 mars, l’État a dévoilé son plan de relance pour la Nouvelle-Calédonie : 9 milliards de francs pour financer 64 projets. Une annonce qui, selon le haut-commissaire, marque une « étape importante » vers une relance économique. Mais à y regarder de plus près, on pourrait se demander si cette enveloppe n’est pas plutôt un coup de peinture sur un mur fissuré.
Ce qui se passe réellement
Le plan de relance, un des six piliers du pacte de refondation, est censé marquer le début d’une nouvelle ère économique pour un territoire encore en proie aux séquelles des émeutes de mai 2024. Bertrand Courte, le nouveau président du Medef, qualifie cette aide d’ »importante ». Mais derrière cette façade, les doutes s’accumulent. « Ce ne sont pas des mauvais chantiers, mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très structurants », confie-t-il.
Christophe Dauthieux, président de la CPME, va plus loin : « C’est une relance ponctuelle de l’emploi, ils vont générer un pic d’activité, mais qui redescendra aussi vite. » En somme, une bouffée d’air frais, mais pas de quoi respirer à plein poumons.
« Relance ponctuelle »
Les partenaires sociaux s’accordent à dire que l’ampleur du plan est insuffisante. « Rien que pour le bâtiment, il faudrait 40 milliards par an. Là, on parle de 35 milliards sur cinq ans, c’est une goutte d’eau », déclare Dauthieux. Une goutte d’eau dans un océan de besoins.
Pourquoi cela dérange
Le flou autour de l’avenir institutionnel ne fait qu’aggraver la situation. Le rejet du projet de réforme constitutionnelle le 2 avril a refroidi les investisseurs. « Il faut un accord, c’est l’élément principal », insiste Courte. Mais quel accord ? Le flou persiste, et les investisseurs s’éloignent.
Ce que cela implique concrètement
Sans investissements privés, la machine économique calédonienne ne pourra pas redémarrer. « L’État n’a pas toutes les cartes en mains », confirme Courte. Et avec des élections provinciales à l’horizon, le temps presse. « On sait très bien qu’il ne va plus rien se passer dans les quatre-cinq prochains mois », prédit-il.
Lecture satirique
La promesse d’une relance économique se heurte à la réalité. Un plan de 9 milliards pour 64 projets, c’est un peu comme offrir un parapluie à quelqu’un qui se noie. Les discours politiques semblent déconnectés des besoins réels, et les promesses s’évaporent aussi vite qu’elles sont formulées.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les politiques autoritaires qui, elles aussi, promettent monts et merveilles tout en laissant leurs citoyens dans l’incertitude. Les États-Unis et la Russie, par exemple, sont des exemples de discours politiques qui, bien souvent, ne se traduisent pas par des actions concrètes.
À quoi s’attendre
Les partenaires sociaux gardent espoir, mais le chemin semble semé d’embûches. « Nous travaillons sur une série de propositions d’ordre fiscal et social, qu’on présentera après les provinciales », annonce Courte. Mais avec une classe politique en pleine mutation, le consensus semble loin.
Sources

Voilà un plan de relance qui pourrait bien se transformer en plan de fuite. Reste à savoir si les Calédoniens auront le temps d’attendre que les promesses se concrétisent ou s’ils devront se contenter de miettes.


