Israël : La peine de mort pour les Palestiniens, un toast à la barbarie

Le Parlement israélien a voté une loi sur la peine de mort pour les « terroristes », une décision qui ne vise qu’un seul groupe : les Palestiniens. L’Autorité palestinienne crie à l’exécution extrajudiciaire.

Le 30 mars, le Parlement israélien a décidé de faire un pas de géant vers l’obscurantisme en adoptant une loi qui institue la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes. Une belle manière de montrer que la justice, dans ce cas, se transforme en une farce tragique. À Bethléem, la place de la Mangeoire est vide, les commerces fermés, comme si la ville elle-même se mettait en grève contre cette législation infâme.

Ce qui se passe réellement

La loi, qui a suscité une vague de protestations, est décrite par Ahlam al-Wahesh, une militante, comme une légitimation du meurtre par un gouvernement « fasciste ». Ben-Gvir, un des architectes de cette législation, a même célébré son vote avec un verre de champagne, toastant au sang du peuple palestinien. Cela rappelle étrangement les banquets de la noblesse pendant la Révolution française, où l’on festoyait pendant que le peuple souffrait.

Pourquoi cela dérange

Cette loi n’est pas seulement une question de justice, mais une question de survie pour des milliers de familles palestiniennes. Ahlam al-Wahesh, qui dirige une association d’aide aux familles de prisonniers, souligne l’angoisse qui règne parmi les mères et les épouses. La pratique du meurtre, déjà existante, devient ici une norme légitimée par le Parlement. Une belle avancée pour les droits humains, n’est-ce pas ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : une escalade de la violence et une légitimation des exécutions extrajudiciaires. Le mouvement de grève générale qui a suivi l’adoption de cette loi montre que la population palestinienne n’est pas prête à accepter cette barbarie sans réagir. Mais face à un gouvernement qui semble sourd à leurs cris, que peuvent-ils faire ?

Lecture satirique

Ironiquement, cette loi est présentée comme une mesure de sécurité. Mais en réalité, elle ne fait qu’alimenter un cycle de violence. Les promesses de paix et de sécurité se heurtent à la réalité d’une législation qui ne fait qu’exacerber les tensions. C’est un peu comme si l’on promettait la fin des guerres en armant davantage les belligérants.

Effet miroir international

Cette dérive autoritaire n’est pas sans rappeler d’autres gouvernements à travers le monde qui, sous couvert de sécurité, légitiment la violence et l’oppression. Les États-Unis, avec leurs politiques d’immigration et de répression, ou la Russie, avec ses lois anti-dissidence, montrent que cette tendance est globale. Qui aurait cru que la démocratie pouvait se transformer en dictature sous le prétexte de la sécurité ?

À quoi s’attendre

Si cette loi reste en vigueur, on peut s’attendre à une intensification des tensions entre Israël et la Palestine, mais aussi à une mobilisation internationale contre cette législation. Les voix qui s’élèvent contre cette barbarie ne feront qu’augmenter, et il est à espérer que la communauté internationale finira par réagir.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire